, pour la décomposition de ce dont l’usage n’est possible qu’après décomposition, et pour la coagulation ou la combinaison de ce dont l’utilité n’apparaît qu’une fois coagulé et assemblé : ses bienfaits sont plus nombreux qu’on ne saurait les comptabiliser.
Considère ensuite cette propriété qu’a reçue le feu : un mouvement ascendant qui, par nature, le porte vers les hauteurs. N’eût été la matière combustible qui le retient, il filerait vers le haut, de même qu’un corps pesant, si rien ne le retient, tombe vers le bas.
Qui donc a conféré à celui-ci (1) la force (2) qui le fait descendre vers son lieu de stabilité, et à celui-là la force qui le fait monter (3) vers son propre lieu de repos ? N’est-ce pas là le décret du Tout-Puissant, l’Omniscient ?
Section (4)
Contemple à présent cet air et les bienfaits qu’il renferme : il est la vie même de nos corps. Il les maintient de l’intérieur par ce qu’ils en inspirent (5) et, de l’extérieur, par la fraîcheur (6) qu’ils reçoivent de son souffle, si bien qu’ils s’en nourrissent, tant au dehors qu’au dedans (7).
C’est encore dans l’air que se propagent les sons : il les porte et les transmet aussi bien au proche qu’au lointain, tel un courrier ou un messager chargé de véhiculer nouvelles et lettres.