animaux : ceux-ci n’en éprouvent aucun besoin, contrairement à l’homme ; car, s’il en était privé, les répercussions sur sa subsistance et ses intérêts seraient considérables, tandis que les autres espèces ne la manient ni n’en tirent profit.
Parmi les nombreux avantages du feu, signalons une particularité (1) de faible apparence mais d’une utilité immense : la lampe (2) que les gens allument et grâce à laquelle ils s’acquittent, durant la nuit, des tâches qu’ils désirent. Sans ce bienfait, les hommes passeraient la moitié de leur existence (3) dans la condition de ceux qui reposent dans les tombes ; qui donc pourrait écrire, coudre, fabriquer ou gérer quoi que ce soit dans l’obscurité épaisse de la nuit ? Et que deviendrait celui qu’une douleur surprendrait au cœur de la nuit, ayant besoin d’un pansement (4), d’un remède, d’une saignée ou de toute autre intervention (5) ?
Considère ensuite cette flamme portée par la mèche de la lampe : bien que son essence soit infime, elle éclaire tout ce qui t’entoure, de sorte que tu distingues aussi bien le proche que le lointain. Réfléchis encore : quand bien même tous les êtres concevables (6) de la création d’Allah viendraient y puiser, elle ne s’éteindrait pas, ne s’épuiserait pas et ne faiblirait pas.
Quant aux bienfaits du feu pour la cuisson des aliments et des préparations médicinales, ainsi que pour le dessèchement de ce dont l’usage n’est possible qu’une fois sec