chez lui ; et il ne cesse (1), tant qu’il demeure doué de raison, de faire revenir la réflexion sur la remémoration et la remémoration sur la réflexion, car la science comme la volonté ne s’arrêtent pour lui à aucune borne : il chemine sans relâche entre connaissance et détermination.
Lorsque tu as compris que les signes du Seigneur – exalté soit-Il – sont à la fois clairvoyance et rappel, on en tire la lucidité qui guérit de la cécité du cœur et le souvenir qui dissipe l’insouciance ; en effet, ce qui s’oppose à la connaissance est soit l’aveuglement intérieur, que la clairvoyance fait disparaître, soit la négligence, que le rappel efface.
Le but est donc d’éveiller le cœur de sa torpeur en le renvoyant à quelque-uns des signes d’Allah. Si nous entreprenions de tous les passer en revue, le temps s’épuiserait avant que nous ayons pu exposer entièrement (2) ne fût-ce qu’un seul de Ses signes ; mais ce qu’on ne peut saisir dans sa totalité ne doit pas, pour autant, être délaissé totalement.
La meilleure manière d’employer son souffle est de méditer sur les signes d’Allah et les merveilles de Son œuvre, puis de passer de cette contemplation à l’attachement exclusif du cœur et de l’aspiration à Lui, plutôt qu’à l’une quelconque de Ses créatures. C’est pourquoi nous avons bâti ce livre sur ces deux fondements ; ils constituent, en cette demeure d’ici-bas, le plus précieux acquis du serviteur.
Chapitre (3)
Interroge donc le négateur obstiné (4) : « Que dis-tu d’un dûlâb (moulin à eau) (5) tournant sur un fleuve qui… »