Interroge donc les zindîqs et les négateurs : quelle « nature » a bien pu l’exiger ?! Quel astre ou quelle sphère l’a rendu nécessaire ?! Pourquoi tous les astres n’auraient-ils pas été, soit immobiles, soit errants (1), ou encore d’un même volume, d’une même forme, mus par un mouvement unique, suivant une course identique ?!
N’est-ce pas là l’œuvre de Celui dont la sagesse éblouit les esprits, dont les créatures et les inventions attestent qu’Il est le Créateur, le Producteur, le Formateur, qu’il n’est rien qui Lui ressemble ; Celui qui « a embelli toute chose qu’Il a créée » et perfectionné tout ce qu’Il a façonné ; le Savant, le Sage, « qui a créé puis façonné, qui a ordonné puis guidé » ; et ne voilà-t-elles pas, ces planètes, l’un des signes qui mènent à Lui, l’une des merveilles de Sa création qui, pour qui y voyage par la pensée, le conduit jusqu’à Lui ? Ne sont-elles pas des créatures assujetties, dominées et gouvernées ?
« Votre Seigneur est Allah, qui créa les cieux et la terre en six jours ; puis Il S’éleva sur le Trône. Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans répit ; Il a soumis le soleil, la lune et les étoiles à Son commandement. N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et l’ordre ? Béni soit Allah, Seigneur des mondes. » (sourate al-Aʿrâf, 7 : 54)
Si tu demandes : « Quelle est la sagesse qui veut que certaines étoiles soient immobiles tandis que d’autres se déplacent ? », on te répondra : si elles étaient toutes fixes, disparaîtraient les indications et les sagesses tirées de leur mouvement dans leurs stations et de leur parcours dans les constellations ; et si elles étaient toutes errantes, leur course n’aurait ni repères connus ni tracé auquel on puisse se référer (2), car c’est en fonction des étoiles fixes que l’on mesure la progression des errantes, tout comme l’on évalue la marche des voyageurs sur terre par les étapes qu’ils franchissent (3).