Réfléchis ensuite à la façon dont Il a assujetti ces astres, dociles à l’ordre de leur Seigneur — exalté soit-Il —, évoluant selon une trajectoire unique que Sa sagesse et Sa science ont décrétée et dont ils ne s’écartent jamais. Il a ainsi disposé, parmi eux, les constellations et leurs stations, les étoiles fixes et les planètes errantes, les grandes, les petites et les moyennes, celles d’un blanc éclatant et celles d’un blanc teinté de rouge ; et il en est qui demeurent cachées au regard, hors de portée de l’observateur.
Il a divisé la ceinture zodiacale en deux bandes, l’une élevée, l’autre basse, a fixé leur course selon une même mesure et assigné au soleil, à la lune et aux planètes leurs demeures respectives : tel astre la parcourt en un seul mois — la lune —, tel autre en une année (1), tel autre encore en plusieurs années ; tout cela procède de Sa sagesse et de Sa sollicitude.
Il a fait de ces mouvements les causes des phénomènes qu’Il suscite dans ce monde, de sorte que les hommes se repèrent grâce à eux pour prévoir les événements qui les accompagnent ; ils savent, par exemple, ce qui coïncide avec le lever des Pléiades (al-Thurayyâ) lorsqu’elles apparaissent, ou avec leur coucher lorsqu’elles disparaissent, et il en va de même pour les autres stations et pour les planètes.
Considère encore comment Il a laissé Banât Naʿsh — la Grande Ourse — et les étoiles voisines toujours visibles, sans jamais se coucher, du fait de leur proximité avec le pôle ; il y a là une sagesse divine, car elles tiennent lieu de balises auxquelles les voyageurs se fient sur les routes inconnues, sur terre comme sur mer. Ils les contemplent, ainsi que l’Étoile polaire (al-Jady) et les deux Farkadayn (2), à tout moment voulu de la nuit (3), et s’orientent ainsi où bon leur semble.