Or, comme il arrive que l’être vivant ait besoin, la nuit, de se mouvoir, de voyager ou de travailler (1) — besoins qu’il ne peut parfois satisfaire de jour, soit parce que celui-ci est trop court, soit en raison de la chaleur accablante, soit encore par crainte, à l’instar de bien des animaux —, le Créateur a placé dans l’obscurité nocturne la clarté des astres et la lumière de la lune, de sorte que beaucoup d’activités deviennent possibles : voyage, labourage et toutes les tâches des gens des champs et des cultures.
Il a donc fait de l’éclat lunaire une aide pour les êtres animés dans ces déplacements, et Il a voulu que l’astre ne se lève qu’à certains moments de la nuit, avec une lueur moindre que celle du soleil, afin que nuit et jour ne soient pas équivalents et que ne se perde pas la sagesse voulue par le Tout-Puissant, l’Omniscient, dans leur différence et leur contraste.
Contemple ainsi la sagesse parfaite et l’admirable agencement qui ont fait que, face au règne des ténèbres, Il a secouru le vivant par une armée de lumière lui permettant de dominer ce royaume obscur ; Il n’a pas laissé la nuit être une noirceur absolue, mais une obscurité mêlée de clarté, par miséricorde et par bienveillance.
Gloire donc à Celui qui a parachevé ce qu’Il a façonné et qui a embelli toute chose qu’Il a créée.
Section (2)
Considère ensuite Sa sagesse — exalté soit-Il — dans ces étoiles : leur multitude, la merveille de leur création, le fait qu’elles ornent le ciel et servent de repères pour se diriger sur terre comme sur mer. Réfléchis encore à la lumière qu’Il y a déposée, si intense que nous les distinguons malgré l’immense distance ; sans cela, nous ne tirerions d’elles ni orientation, ni indications, ni connaissance des temps (3).