Ce samûm (1), Dieu, dans Sa sagesse, l’a établi comme un isthme entre la fournaise de l’été et les frimas de l’hiver, afin que l’être vivant ne passe pas en un seul instant d’une chaleur torride à un froid glacial, s’exposant ainsi à des maux et à de graves dommages (2). Lorsque la transition s’opère progressivement et avec ordre, elle ne lui devient pas pénible ; à chaque étape, l’organisme se prépare à supporter une intensité supérieure, de sorte que la grande vague de froid (3) le surprend après qu’il s’y est préparé et accoutumé. Quelle sagesse parfaite ! Quel signe éclatant !
De même, le printemps est un isthme entre l’hiver et l’été ; c’est durant cette saison que l’être vivant passe, par paliers et de façon ordonnée, du froid de l’un à la chaleur de l’autre.
Béni soit donc Dieu, Seigneur des mondes, le Plus Parfait des créateurs.
Section (4)
Considère ensuite l’état du soleil et de la lune, la lumière et la clarté dont ils ont été dotés, et la manière dont Il leur a assigné des constellations et des stations qu’ils parcourent étape après étape : c’est ainsi que s’instaure la succession des années et que se réalisent tous les intérêts liés au calcul du monde, dont les hommes ne sauraient se passer dans leurs affaires. Grâce à cela, l’on détermine l’âge des individus, les délais fixés pour les dettes, les baux, les transactions, les dénombrements et bien d’autres choses encore. Sans l’entrée du soleil et de la lune dans ces demeures célestes et leur déplacement de station en station, rien de tout cela n’aurait pu être connu.
Dieu – qu’Il soit exalté – a attiré l’attention sur ce point à plusieurs endroits de Son Livre, comme dans Sa parole (5) : « Il est…»