Section (1)
Contemple la création du ciel et ramène-y ton regard, encore et encore : tu y verras l’un des plus grands signes par sa hauteur, son élévation, son immensité et sa stabilité. Il ne s’élève pas en flammes comme le feu, il ne s’abaisse pas non plus comme les corps lourds ; aucun pilier ne le soutient par-dessous, nulle attache ne l’accroche par-dessus ; il est plutôt maintenu (2) par la puissance d’Allah, Celui qui retient les cieux et la terre afin qu’ils ne sombrent pas.
Puis considère sa parfaite horizontalité et son équilibre : il n’y a en lui ni fissure, ni fente, ni lézarde, ni excroissance, ni la moindre courbure.
Réfléchis encore à la teinte dont il a été revêtu, la plus belle des couleurs et la plus conforme à la vue, la plus propre à la fortifier. Lorsqu’une affection nuit à la vision, on prescrit de fixer longuement la verdure et les teintes voisines du vert sombre ; les médecins soutiennent que celui dont les yeux se fatiguent trouvera remède en demeurant à regarder une bassine (3) verte remplie d’eau (4).
Considère donc comment Il a donné à la voûte céleste cette couleur, afin de retenir les regards qui s’y promènent (5) et de ne pas les irriter (6) malgré la durée de leur exposition.