C’est là une impossibilité flagrante pour la raison première et pour l’instinct primordial. En effet, le Très-Haut dit : « S’il y avait dans les cieux et sur la terre des divinités autres qu’Allah, tous deux seraient voués à la ruine ; gloire donc à Allah, Seigneur du Trône, bien au-dessus de ce qu’ils décrivent. » [Al-Anbiyāʾ : 22] ; et encore : « Allah ne S’est point attribué de fils, et nul dieu n’est avec Lui ; si tel avait été le cas, chaque dieu serait parti avec ce qu’il a créé et les uns auraient dominé les autres. Gloire à Allah, au-dessus de ce qu’ils attribuent (91), Connaisseur de l’invisible et du visible ; Il est infiniment élevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » [Al-Muʾminūn : 91-92].
Ces deux preuves sont telles que les premiers comme les derniers sont incapables de leur opposer une critique fondée ou d’en produire de meilleures. Nul ne s’y oppose, sinon celui qui n’en saisit pas la portée. Si nous ne redoutions la longueur, nous exposerions (1) leur démonstration et mettrions en lumière le secret étonnant et la preuve éclatante qu’elles renferment (2). Nous consacrerons — si Allah le veut — un ouvrage indépendant aux arguments de l’unicité (3).