et les métaux y sont enfouis tels des trésors et des réserves (1), préparés et disposés, chacun adapté à l’usage qui lui convient (2) ; les diverses espèces végétales y sont prêtes pour les fins que l’on en attend, et les catégories d’animaux sont ordonnées (3) au service des intérêts humains : certaines servent de montures, d’autres donnent leur lait, d’autres encore fournissent la nourriture ou la médication (4) ; de certaines on tire les vêtements, les objets utilitaires et les instruments (5) ; d’autres enfin font office de gardiens chargés de protéger l’homme, veillant sur lui lorsqu’il dort ou demeure assis, contre tout ce qui est prompt à le détruire ou à lui nuire. Sans la force contraire que Dieu a donnée pour les maîtriser, l’homme n’aurait trouvé aucune stabilité parmi elles. Ainsi, l’homme a été placé tel un roi investi d’autorité, jugent souverain de tout cela, libre d’agir et de commander.
Il se trouve là la preuve la plus éclatante, la plus manifeste, que le monde est l’œuvre d’un Créateur sage, puissant et savant, qui l’a mesuré de la meilleure mesure et l’a agencé selon l’ordre le plus parfait ; que ce Créateur ne saurait être deux, mais un seul Dieu — nulle divinité en dehors de Lui —, exalté soit-Il au-dessus des propos des injustes et des négateurs. Car, s’il y avait dans les cieux et sur la terre une divinité autre qu’Allah, leur ordre aurait sombré dans le désarroi, leur harmonie se serait rompue et leurs intérêts auraient été anéantis.
Si déjà l’on juge impossible qu’un corps soit gouverné par deux âmes équivalentes et de force égale — car, si cela se produisait, il se corromprait et périrait, quand bien même toutes deux seraient sous la domination d’une troisième —, comment concevoir que le gouvernement de cet univers, d’en haut comme d’en bas, soit confié à deux divinités égales et équivalentes qui ne seraient pas, elles-mêmes, sous la contrainte d’un troisième (6) ?!