Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

d’une arme, tel le lion, car sa force est à elle seule son armement. Pour d’autres, l’arme réside dans leurs déjections (1) : il existe en effet un oiseau qui, dès qu’une personne s’approche pour le capturer, lâche sa fiente sur elle et la fait périr.

  • … * … *
    Nous livrerons ici, de façon éparse et succincte, plusieurs passages relevant de ce thème. Ils contiendront peut-être quelques redites et ne suivront pas un ordre rigoureux ; il n’y a toutefois aucun inconvénient à répéter ou à rompre la progression logique dans ce chapitre qui compte parmi les plus importants de l’ouvrage ; il en constitue même la quintessence dans cette première partie (2).

C’est pour cette raison que le Coran ne cesse (3) de rappeler Ses signes : Il les répète, les expose sous divers angles et ordonne à Ses serviteurs de les contempler maintes et maintes fois, car tel est l’un des nobles desseins du Coran.

Allah, exalté soit-Il, dit : « Dis : “Regardez donc ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre.” » [Yûnus : 101]

Il dit encore : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans les vaisseaux qui voguent en mer au profit des hommes… — jusqu’à Sa parole : “… pour des gens qui raisonnent.” » [Al-Baqara : 164]

Il dit aussi : « Assurément, dans la création des cieux et de la terre et l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les doués d’intelligence. » [Âl ʿImrân : 190]

Il dit encore : « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux : comment ils ont été créés ? et le ciel : comment il a été élevé ? et les montagnes : comment elles ont été dressées ? et la terre : comment elle a été nivelée ? » [Al-Ghâshiyah : 17-20]

Et Il dit enfin : « N’ont-ils donc pas contemplé la royauté des cieux et de la terre et tout ce qu’Allah a créé ? » [Al-Aʿrâf : 185]

(1) Le terme « dharq » désigne les fientes d’oiseau ; voir Lisân al-ʿArab, entrée « dh-r-q ». (2) Il s’agit de ce qui relève du savoir. (3) Autrement dit, le Seigneur – qu’Il soit exalté. Les manuscrits Q, N et D lisent : « takar-rara » (« s’est répété »).
إلى سلاح، كالأسد؛ فإنَّ سلاحَه قوَّتُه، ومنه ما سلاحُه في ذَرْقِه (١)، وهو نوعٌ من الطَّير إذا دنا منه من يريدُ أخذَه ذَرَقَ عليه فأهلكَه. * ... * ... * ونحن نذكُر هنا فصولًا منثورةً من هذا الباب مختصرة، وإن تضمَّنت بعض التكرار، وإن كانت غيرَ مرتَّبة، فلا ضيرَ بالتكرار وتركِ التَّرتيب في هذا المقام الذي هو من أهمِّ فصول الكتاب، بل هو لُبُّ هذا القسم الأوَّل (٢). ولهذا يكرِّرُ (٣) في القرآن ذِكرَ آياته، ويُعِيدُها ويُبْدِيها ويأمرُ عبادَه بالنَّظر فيها مرَّةً بعد أخرى؛ فهو من أجلِّ مقاصد القرآن. قال الله تعالى: ﴿قُلِ انْظُرُوا مَاذَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ﴾ [يونس: ١٠١]، وقال تعالى: ﴿إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَاخْتِلَافِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ وَالْفُلْكِ الَّتِي تَجْرِي فِي الْبَحْرِ بِمَا يَنْفَعُ النَّاسَ﴾ إلى قوله: ﴿لِقَوْمٍ يَعْقِلُونَ﴾ [البقرة: ١٦٤]، وقال تعالى: ﴿إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَاخْتِلَافِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لَآيَاتٍ لِأُولِي الْأَلْبَابِ﴾ [آل عمران: ١٩٠]، وقال تعالى: ﴿أَفَلَا يَنْظُرُونَ إِلَى الْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ (١٧) وَإِلَى السَّمَاءِ كَيْفَ رُفِعَتْ (١٨) وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ (١٩) وَإِلَى الْأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ﴾ [الغاشية: ١٧ - ٢٠]، وقال الله تعالى: ﴿أَوَلَمْ يَنْظُرُوا فِي مَلَكُوتِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْ شَيْءٍ﴾ [الأعراف: ١٨٥].
(١) ذَرْقُ الطائر: خرؤه. «اللسان» (ذرق). (٢) وهو ما يتعلَّق بالعلم. (٣) أي الربُّ سبحانه. وفي (ق، ن، د): «تكرر».

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