dont le dos affleure à la surface, si bien qu’on le prend pour une île ; les passagers y accostent, la bête perçoit le feu dès qu’il est allumé, se met alors en mouvement, et l’on comprend qu’il s’agit d’un animal (1).
Il n’existe aucune catégorie d’animaux terrestres qui ne trouve son équivalent dans la mer : l’être humain, le cheval, la vache (2), et même des créatures de dimensions bien plus imposantes (3) ; il s’y rencontre aussi des espèces dont on ne connaît absolument aucun pareil sur la terre ferme (4).
À cela s’ajoutent les joyaux qu’elle recèle : perles, corail et autres trésors. Contemple la perle, déposée dans un écrin semblable à une maisonnette (5) — la coquille — qui la couvre et la protège ; de là l’expression « al-lu’lu’ al-maknûn », la perle préservée, encore enfermée dans sa coquille, qu’aucune main n’a touchée.
Médite aussi la manière dont le corail pousse au fond de la mer, sur le roc compact, sous l’eau, à la façon d’un arbuste.
Ajoute à cela l’ambre gris et les multiples richesses que la mer rejette ou que l’on en extrait.
Puis considère l’étonnant spectacle des navires et de leur navigation : ils fendent et sillonnent la mer sans pilote pour les guider ni conducteur pour les mener ; leur guide et leur moteur, ce sont les vents qu’Allah soumet pour les faire avancer. Que ces guide et moteur leur soient retenus, et ils restent immobiles à la surface de l’eau.