Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

dont le dos affleure à la surface, si bien qu’on le prend pour une île ; les passagers y accostent, la bête perçoit le feu dès qu’il est allumé, se met alors en mouvement, et l’on comprend qu’il s’agit d’un animal (1).

Il n’existe aucune catégorie d’animaux terrestres qui ne trouve son équivalent dans la mer : l’être humain, le cheval, la vache (2), et même des créatures de dimensions bien plus imposantes (3) ; il s’y rencontre aussi des espèces dont on ne connaît absolument aucun pareil sur la terre ferme (4).

À cela s’ajoutent les joyaux qu’elle recèle : perles, corail et autres trésors. Contemple la perle, déposée dans un écrin semblable à une maisonnette (5) — la coquille — qui la couvre et la protège ; de là l’expression « al-lu’lu’ al-maknûn », la perle préservée, encore enfermée dans sa coquille, qu’aucune main n’a touchée.

Médite aussi la manière dont le corail pousse au fond de la mer, sur le roc compact, sous l’eau, à la façon d’un arbuste.

Ajoute à cela l’ambre gris et les multiples richesses que la mer rejette ou que l’on en extrait.

Puis considère l’étonnant spectacle des navires et de leur navigation : ils fendent et sillonnent la mer sans pilote pour les guider ni conducteur pour les mener ; leur guide et leur moteur, ce sont les vents qu’Allah soumet pour les faire avancer. Que ces guide et moteur leur soient retenus, et ils restent immobiles à la surface de l’eau.

(1) Voir : al-Ihyaʾ, t. 4, p. 442. (2) Les manuscrits ḥ (H) et n (N) lisent « wa-l-baʿīr » (et le chameau) ; la leçon adoptée suit D, Q, T ainsi que l’édition de l’Ihyaʾ. (3) Les manuscrits ḥ (H) et n (N) lisent « wa-aṣnāfihā » (et ses catégories) ; la leçon retenue provient de D, Q, T et de l’Ihyaʾ. (4) Voir : al-Ihyaʾ, t. 4, p. 442 ; al-Hayawān, t. 7, p. 140 ; Tafsīr al-Qurṭubī, t. 6, p. 320. (5) Le manuscrit T lit « fī baytin lahā » (dans une demeure qui lui appartient).
ظهورُها فيُظنُّ أنها جزيرة، فينزلُ الرُّكَّابُ عليها، فتُحِسُّ بالنَّار إذا أُوقِدَت، فتتحرَّك، فيُعْلَمُ أنه حيوان (١). وما من صنفٍ من أصنافِ حيوان البرِّ إلا وفي البحر أمثالُه، حتى الإنسانُ والفَرسُ والبقرُ (٢) وأضعافُها (٣)، وفيه أجناسٌ لا يُعْهَدُ لها نظيرٌ في البرِّ أصلًا (٤). هذا مع ما فيه من الجواهر واللؤلؤ والمرجان؛ فترى اللؤلؤةَ كيف أُودِعَت في كِنٍّ كالبيت لها (٥) ــ وهي الصَّدَفة ــ تَكُنُّها وتحفظها، ومنه: «اللؤلؤ المكنون»، وهو الذي في صَدَفِه لم تمسَّه الأيدي. وتأمَّل كيف نبتَ المرجانُ في قَعْرِه في الصَّخرة الصمَّاء تحت الماء على هيئة الشجر. هذا مع ما فيه من العَنبر وأصناف النَّفائس التي يقذفُها البحرُ وتُستخرَجُ منه. ثمَّ انظر إلى عجائب السُّفن وسَيْرها في البحر، تَشُقُّه وتَمْخَرُه بلا قائدٍ يقودُها ولا سائقٍ يسوقُها، وإنما قائدُها وسائقُها الرِّياحُ التي يسخِّرها الله لإجرائها، فإذا حُبِسَ عنها القائدُ والسَّائقُ ظلَّت راكدةً على وجه الماء.
(١) انظر: «الإحياء» (٤/ ٤٤٢). (٢) (ح، ن): «والبعير». والمثبت من (د، ق، ت) و «الإحياء». (٣) (ح، ن): «وأصنافها». والمثبت من (د، ق، ت) و «الإحياء». (٤) انظر: «الإحياء» (٤/ ٤٤٢)، و «الحيوان» (٧/ ١٤٠)، و «تفسير القرطبي» (٦/ ٣٢٠). (٥) (ت): «في بيت لها».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies