Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

les animaux terrestres sur la terre. Or cela est une réalité, mais elle impose de reconnaître la puissance d’Allah, Sa volonté, Son vouloir souverain, Sa science, Sa sagesse et l’ensemble de Ses attributs de perfection ; nul ne peut s’y dérober.

Dans le Musnad de l’imâm Aḥmad (1), on rapporte du Prophète ﷺ : « Il ne se passe pas un seul jour sans que la mer ne demande à son Seigneur la permission de noyer les fils d’Adam. »

C’est l’une des interprétations du verset où Allah dit : « wa-l-baḥr al-masjûr » (par la mer retenue) [at-Tûr, 52 : 6] ; ainsi l’ont rapportée Ibn ʿAṭiyya (2) et d’autres.

Ils précisent : « De là vient l’expression sājûr al-kalb : le collier, en bois ou en fer, qui retient le chien. (3) De même, si Allah — exalté soit-Il — ne tenait pas la mer captive et ne la maintenait, elle déborderait sur la terre » ; la terre, au sein de l’océan, n’est qu’une maison perdue sur la surface du globe.

Si tu médites les merveilles de la mer, les animaux qu’elle recèle, si variés par leurs espèces, leurs formes, leurs tailles, leurs utilités ou leurs nuisances, leurs couleurs, tu constateras qu’il s’y trouve des créatures grosses comme des montagnes, qu’aucune chose ne saurait affronter (4), et même des animaux que l’on voit

(1) Rapporté par Ahmad (1/43) ; également par Ishaq b. Rahwayh, cf. al-Matalib al-‘Aliya (2/343), puis par al-Ismaʿili, cf. Musnad al-Faruq d’Ibn Kathir (2/607) et son Tafsir (7/3314), d’après une tradition attribuée à ʿUmar b. al-Khattab, avec une chaîne faible : un transmetteur y reste anonyme et un autre n’a pas, à notre connaissance, de validation fiable. Voir aussi al-ʿIlal al-Mutanahiya (1/41) et la Silsila al-Daʿifa, no 4392. L’auteur en a seulement repris la teneur générale. (2) Al-Muharrar al-Wajiz (14/51) ; voir également le Tafsir d’al-Tabari (22/459). (3) L’édition siglée T et l’impression d’al-Muharrar al-Wajiz portent : « wa kadhalik » (« de même »). (4) La formule « la yaqumu lahu shay’ » (rien ne peut lui résister) est absente de l’édition H.
الحيوانُ الأرضيُّ في الأرض. وهذا حقٌّ، ولكنَّه يوجبُ الاعترافَ بقدرة الله وإرادته ومشيئته، وعلمه وحكمته، وصفات كماله. ولا محيصَ عنه. وفي «مسند الإمام أحمد» (١) عن النبيِّ ﷺ أنه قال: «ما مِن يومٍ إلا والبحرُ يستأذنُ ربَّه أن يُغْرِق بني آدم». وهذا أحدُ الأقوال في قوله ﷿: ﴿وَالْبَحْرِ الْمَسْجُورِ﴾ [الطور: ٦]: أنه المحبوس. حكاه ابنُ عطيَّة (٢) وغيرُه. قالوا: «ومنه: ساجورُ الكلب؛ وهي القلادةُ من عودٍ أو حديدٍ التي تمسِكُه. ولذلك (٣) لولا أنَّ الله سبحانه يحبسُ البحرَ ويمسِكُه لفاض على الأرض»؛ فالأرض في البحر كبيتٍ في جملة الأرض. وإذا تأمَّلتَ عجائبَ البحر وما فيه من الحيوانات على اختلاف أجناسها، وأشكالها، ومقاديرها، ومنافعها ومضارِّها، وألوانها، حتى إنَّ فيها حيوانًا أمثال الجبال لا يقومُ له شيء (٤)، حتى إنَّ فيه من الحيوانات ما يُرى
(١) (١/ ٤٣)، وإسحاق بن راهويه ــ كما في «المطالب العالية» (٢/ ٣٤٣) ــ، ومن طريقه الإسماعيلي ــ كما في «مسند الفاروق» لابن كثير (٢/ ٦٠٧)، و «التفسير» (٧/ ٣٣١٤) ــ من حديث عمر بن الخطاب ﵁ بإسنادٍ ضعيف؛ فيه راوٍ لم يُسَمَّ، وآخر لم أر فيه توثيقًا معتبرًا. وانظر: «العلل المتناهية» (١/ ٤١)، و «الضعيفة» (٤٣٩٢). وقد ساق المصنف الحديث بمعناه. (٢) في «المحرر الوجيز» (١٤/ ٥١). وانظر: «تفسير الطبري» (٢٢/ ٤٥٩). (٣) (ت) ومطبوعة «المحرر الوجيز»: «وكذلك». (٤) «لا يقوم له شيء» ليست في (ح).

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