les a empêchées d’y réfléchir et d’y voir la preuve de la seconde genèse et de la résurrection des créatures après leur mort. Il n’y a, en effet, ni faiblesse dans la puissance du Tout-Puissant, ni défaillance dans Sa sagesse ou dans Sa science qui ferait obstacle à cela ; mais Allah guide qui Il veut et égare qui Il veut.
Voilà encore un de Ses signes éclatants : Il fait que certains, parmi Ses créatures, demeurent aveugles à ces arguments clairs et évidents, si bien qu’ils ne s’y guident ni ne les perçoivent, pareils à celui qui, debout dans l’eau jusqu’au cou, implore à boire tout en niant l’existence de l’eau !
Par de telles considérations et d’autres semblables, on connaît Allah, on Le remercie, on Le loue, on L’implore et on Le sollicite.
Section (1)
Parmi Ses signes et les merveilles de Sa création figurent les mers qui ceignent les confins de la terre ; elles ne sont elles-mêmes que des golfes issus de l’océan immense (2) qui entoure l’ensemble du globe, si bien que la portion émergée — terre, montagnes et cités —, comparée à la masse des eaux, n’est guère qu’une petite île au sein d’un océan gigantesque, tandis que le reste du globe demeure submergé.
N’était la retenue que le Seigneur — exalté soit-Il — exerce sur l’eau par Sa puissance et Sa volonté, celle-ci déborderait, recouvrirait la terre et la submergerait tout entière ; telle est la nature de l’eau.
Aussi les savants naturalistes sont-ils demeurés perplexes quant à la raison pour laquelle cette portion de terre affleure, alors que la nature même de l’eau (3) exige qu’elle la recouvre et la submerge ; ils n’ont pu attribuer ce phénomène qu’à la sollicitude éternelle et à la sagesse divine qui l’ont voulu afin que vivent