Les nuages sont donc les porteurs de la subsistance des serviteurs et de toutes les autres créatures ; c’est sur eux que reposent leurs vivres (1).
Lorsque al-Hasan voyait un nuage, il disait : « Dans celui-ci – par Allah – se trouve votre subsistance, mais vous en êtes privés à cause de vos péchés et de vos fautes (2). »
Dans le Ṣaḥîḥ (3), le Prophète ﷺ a dit : « Tandis qu’un homme se trouvait dans une vaste plaine, il entendit une voix venant d’un nuage : “Arrose le verger d’Untel.” L’homme suivit alors la nuée jusqu’à ce qu’elle atteigne un jardin ; lorsqu’elle fut au-dessus, elle y déversa son eau. Il vit alors un homme muni d’une bêche qui canalisait l’eau et lui demanda : “Quel est ton nom, ô serviteur d’Allah ?” – “Untel”, répondit-il, citant le même nom que celui qu’il avait entendu dans la nuée… »
En somme, si tu médites sur le nuage dense et sombre (4), vois comme il se rassemble dans un ciel parfaitement clair, comment Allah le crée quand Il le veut et comme Il le veut ; vois encore comment, malgré sa douceur et sa légèreté, il porte une eau pesante entre le ciel et la terre jusqu’à ce que son Seigneur et Créateur lui ordonne de libérer ce qu’il contient. Il la fait alors tomber, découpée en gouttes, chacune mesurée avec précision selon Sa sagesse et Sa miséricorde. Le nuage arrose la terre en fine bruine, laissant l’eau descendre goutte à goutte, distincte : aucune goutte ne se mêle à une autre, la suivante ne devance pas la précédente ni la précédente ne prend de retard, aucune n’atteint sa compagne pour se confondre avec elle (5) ; chacune descend sur le chemin qui lui a été tracé, sans jamais en dévier, jusqu’à ce que