l’air refuse de plonger dans l’eau (1) ; dès lors, le navire, plein à ras bord et lourdement chargé, s’y accroche.
Considère donc comment ce corps énorme et pesant a trouvé refuge auprès de cet élément subtil et léger, s’y est agrippé et, ce faisant, s’est mis à l’abri de la noyade. C’est l’image d’un homme qui tombe dans un puits : il saisit le pan du vêtement d’un homme robuste resté hors du puits, lequel résiste à la chute, et il est sauvé grâce à cet appui. Gloire à Celui qui a suspendu ce vaste navire pesant à cet air ténu, sans qu’aucune attache ni nœud visible ne les relie (2).
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Parmi Ses signes encore : le nuage assujetti entre le ciel et la terre. Vois comment Il le forme, exalté soit-Il (3), par l’action des vents : ceux-ci le soulèvent par fragments, puis Il le rassemble, accolant chaque partie à l’autre ; ensuite le vent le féconde – ce sont les « vents fécondants » qu’Il a ainsi nommés – puis le transporte sur son dos jusqu’à la terre qui en a besoin. Lorsqu’il la surplombe et se stabilise au-dessus d’elle, il verse sur elle son eau. Allah envoie alors un vent sur ce nuage, tandis qu’il est encore dans le ciel, qui le disperse et l’éparpille, afin qu’il ne cause ni dommage ni destruction en s’abattant d’un seul bloc. Quand la terre a été abreuvée et a pris ce dont elle avait besoin, Il le fait se retirer et s’en éloigner ; ces nuages sont donc les outres de la terre, portées sur le dos des vents.
Dans at-Tirmidhî (4) et ailleurs, il est rapporté que lorsque le Prophète ﷺ voyait un nuage, il disait : « Voici les outres de la terre ; Allah les dirige vers des gens qui ne Le remercient pas et ne Le mentionnent pas. »