ou en vent ʿâtî (« violent »), le rendant ravageur pour tout ce qu’il traverse.
Les vents, quant à eux, diffèrent selon la direction d’où ils soufflent : on distingue le Ṣabā (vent d’est), le Dabūr (vent d’ouest), le Janūb (vent du sud) et le Shamāl (vent du nord) (1). Leur utilité et leurs effets connaissent des variations bien plus grandes encore : telle brise, douce et humide, nourrit la végétation et les corps des animaux ; telle autre les dessèche ; une troisième les détruit et les abîme ; une quatrième les raffermit (2) et les durcit ; une cinquième enfin les affaiblit et les mine.
C’est pourquoi le Très-Haut parle des « vents de miséricorde » au pluriel : leurs bienfaits sont multiples et les phénomènes qu’ils provoquent sont variés. L’un soulève les nuages, un autre les féconde, un troisième les porte sur son dos, tandis qu’un dernier entretient la végétation.
Or, comme le vent varie par sa direction et sa nature, Il a assigné à chaque vent un autre vent qui lui fait contre-poids : il brise son impétuosité (3) et sa rudesse, tout en lui laissant sa douceur et sa clémence ; ainsi les vents de miséricorde sont nombreux.
Le vent du châtiment, en revanche, n’est qu’un souffle unique, envoyé d’une seule direction pour anéantir ce qu’il est chargé de détruire. Aucun autre vent ne se lève pour lui tenir tête, tempérer sa fureur ou repousser sa violence ; il est tel une armée gigantesque qu’aucune force ne saurait affronter : il dévaste tout ce qu’il atteint.
Contemple donc la sagesse, la majesté et l’éloquence du Coran : vois comme cette règle s’y vérifie de façon constante lorsqu’il s’agit de la terre ferme, tandis que