et Il en a fait un réceptacle pour les vivants, les portant sur son dos tant qu’ils demeurent en vie, et un réceptacle pour les morts, les recueillant dans ses entrailles lorsqu’ils décèdent ; ainsi, son dos est la patrie des vivants et son ventre la patrie des morts.
Le Très-Haut a, maintes fois, évoqué la terre dans Son Livre et convié Ses serviteurs à la contempler et à méditer sur sa création ; Il dit : « Et la terre, Nous l’avons étendue ; que Nous sommes donc les meilleurs pour l’aplanir ! » [Adh-Dhâriyât : 48] ; « Allah est Celui qui a fait pour vous de la terre un lieu stable » [Ghâfir : 64] ; « Celui qui a fait pour vous de la terre un lit » [Al-Baqara : 22] ; « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés ? et le ciel, comment il a été élevé ? et les montagnes, comment elles ont été dressées ? et la terre, comment elle a été nivelée ? » [Al-Ghâshiya : 17-20] ; « Il y a, dans les cieux et sur la terre, des signes pour les croyants » [Al-Jâthiya : 3]. De tels passages sont nombreux dans le Coran.
Contemple donc la terre lorsqu’elle est morte, desséchée, humble (1) ; qu’Il y fasse descendre (2) l’eau et la voilà qui tressaille, s’ébranle, se gonfle puis s’élève, reverdit et fait pousser toutes sortes d’espèces magnifiques. Elle fait surgir les merveilles du règne végétal, agréables à l’œil, généreuses pour qui les cueille ; elle offre des nourritures de toutes sortes, aux mesures, formes, couleurs et utilités variées, ainsi que des fruits, des récoltes, divers remèdes et des pâturages pour bétail et oiseaux.
Puis considère ses parcelles voisines : une même eau les abreuve, et pourtant elles font pousser des espèces diverses, différant par la couleur, la forme, l’odeur, le goût et l’utilité, alors que la semence est unique et que la « mère » est une seule. Comme l’a dit le Très-Haut : « Sur la terre, il est des parcelles contiguës, des jardins de vignes, des cultures et des palmiers, groupés ou isolés ; tous sont arrosés d’une même eau, et Nous favorisons les uns plus que les autres pour le goût. Voilà bien là des signes pour des gens doués d’intelligence » [Ar-Raʿd : 4].