ni la profusion des requêtes et des besoins, dans toute leur diversité, leur disparité et leur simultanéité. Il ne se lasse pas de l’insistance des solliciteurs, et Ses trésors ne diminuent pas d’un atome. Il n’est de dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Sage.
C’est alors que le cœur se tient devant le Tout-Miséricordieux, la tête inclinée par crainte révérencielle, humble devant Sa grandeur, soumis à Sa puissance. Il se prosterne devant le Roi, le Vrai, le Manifeste, d’une prosternation dont il ne relèvera pas la tête avant le Jour du Surcroît.
Tel est le voyage du cœur alors même qu’il demeure dans sa patrie, sa demeure et le siège de sa royauté. C’est là l’un des plus grands signes d’Allah et des merveilles de Son œuvre ; quel voyage béni et réconfortant, combien féconde est sa récolte et élevé son profit (1), combien noble son avantage et belle son issue !
Un voyage qui est la vie des âmes, la clef du bonheur, le butin des intelligences et des esprits, bien loin de ce voyage qui, lui, n’est qu’un morceau de tourment.
Section (2)
Si tu observes la terre, la manière dont elle a été créée, tu reconnaîtras qu’elle figure parmi les plus grands signes de Celui qui l’a fait surgir et magnifiquement ordonnée. Il l’a façonnée, exalté soit-Il, comme un lit, un berceau, l’a rendue docile à Ses serviteurs, y a placé leur subsistance, leur nourriture et leurs moyens de vivre, y a tracé des voies afin qu’ils puissent y circuler (3) pour leurs besoins et leurs entreprises ; Il l’a affermie par les montagnes, qu’Il a plantées telles des piquets pour qu’elle ne vacille pas avec eux (4) ; Il en a élargi les confins, l’a étalée et déployée, l’a déroulée et lui a donné de l’ampleur jusque dans ses marges,