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et son immensité ; cette perception est partagée par l’homme et par les autres animaux, et ce n’est pas là ce qu’ordonne réellement la Révélation.
- La seconde forme consiste à dépasser ce stade pour contempler avec l’œil intérieur de la clairvoyance : alors s’ouvrent devant lui (1) les portes du ciel, et il se promène dans ses confins, son royaume et parmi ses anges. Puis une porte après l’autre s’entrouvre, jusqu’à ce que le voyage du cœur le conduise au Trône du Tout-Miséricordieux ; il en contemple l’immensité, la grandeur, la majesté, la gloire et la hauteur. Il voit que les sept cieux et les sept terres, comparés à Lui, ne sont qu’un anneau jeté dans une vaste plaine ; il voit les anges l’entourer en cercles, leurs voix retentissant de glorification, de louange, de sanctification et de proclamation de Sa grandeur. D’au-dessus d’eux descendent les décrets régissant les royaumes et les armées que nul ne connaît, si ce n’est leur Seigneur et Souverain.
Ces ordres descendent : pour faire vivre un peuple et en faire mourir un autre ; pour en élever certains et en abaisser d’autres ; pour rendre heureux les uns et malheureux les autres (2) ; pour octroyer ou retirer un pouvoir ; pour transférer une faveur d’un lieu à un autre ; pour satisfaire des besoins innombrables et variés : consolider un cœur brisé, enrichir l’indigent, guérir le malade, dissiper l’angoisse, pardonner une faute, lever une détresse, secourir l’opprimé, guider l’errant, instruire l’ignorant, ramener le fugitif, rassurer l’effrayé, accorder asile au réfugié, renforcer le faible, secourir l’affligé, assister l’impuissant (3), châtier l’injuste et contenir l’agression.
Ce sont là des décrets qui tournent entre justice et faveur, sagesse et miséricorde ; ils se propagent jusqu’aux confins des mondes. Rien de ce qu’Il entend ici ne Le distrait d’entendre ailleurs, et leur multitude ne saurait Le tromper.
(1) (T) : « et elle s’ouvre pour lui ».
(2) (T) : « et pour vouer d’autres au malheur ».
(3) (T) : « un suppliant, … un faible, … un affligé, … un impuissant ».
وسَعَتَها؛ وهذا نظرٌ يشاركُ الإنسانَ فيه غيرُه من الحيوانات، وليس هو المقصود بالأمر.
* والثاني: أن يتجاوز هذا إلى النظر بالبصيرة الباطنة، فتُفْتَحُ له (١) أبوابُ السَّماء، فيجولُ في أقطارها وملكوتها وبين ملائكتها، ثمّ يُفْتَحُ له بابٌ بعد باب، حتى ينتهي به سيرُ القلب إلى عرش الرحمن، فينظر سَعَته وعظمته وجلاله ومَجْده ورِفْعَته، ويرى السَّموات السَّبعَ والأرضينَ السَّبعَ بالنسبة إليه كحَلْقَةٍ مُلقاةٍ بأرضٍ فلاة، ويرى الملائكةَ حافِّين من حوله، لهم زَجَلٌ بالتسبيح والتحميد والتقديس والتكبير، والأمرُ ينزلُ مِن فوقه بتدبير الممالك والجنود التي لا يعلمُها إلا ربُّها ومليكُها.
فينزلُ الأمرُ بإحياء قومٍ وإماتة آخرين، وإعزاز قومٍ وإذلال آخرين، وإسعاد قومٍ وشقاوة آخرين (٢)، وإنشاء مُلْكٍ وسَلْب مُلْك، وتحويل نعمةٍ من محلٍّ إلى محلٍّ، وقضاء الحاجات على اختلافها وتباينها وكثرتها؛ مِنْ جَبْر كسير، وإغناء فقير، وشفاء مريض، وتفريج كَرْب، ومغفرة ذنب، وكشف ضُرٍّ، ونصر مظلوم، وهداية حيران، وتعليم جاهل، ورَدِّ آبِق، وأمان خائف، وإجارةٍ لمستجير، ومَدَدٍ لضعيف، وإغاثةٍ لملهوف، وإعانةٍ لعاجز (٣)، وانتقامٍ من ظالم، وكفٍّ لعدوان.
فهي مراسيمُ دائرةٌ بين العدل والفضل، والحكمةِ والرَّحمة، تَنْفُذُ في أقطار العوالم، لا يَشْغَلُه سمعُ شيءٍ منها عن سمع غيره، ولا تُغَلِّطُه كثرةُ
(١) (ت): «فتنفتح له».
(٢) (ت): «وإشقاء آخرين».
(٣) (ت): «مستجير، ... ضعيف، ... ملهوف، ... عاجز».