Et tu vois l’astre comme s’il était immobile, qu’il ne se déplaçait pas (1) ; pourtant, du tout premier (2) instant de son lever jusqu’à ce qu’il soit entièrement apparu, l’orbite qui le porte a déjà parcouru une distance équivalente à cent fois – voire davantage – celle de la Terre, et cela dans le laps d’un seul instant. En effet, si l’astre est, disons, cent fois plus grand que la Terre, puis qu’il passe, en une fraction de seconde, d’un point à un autre, il aura, dans cet infime intervalle, franchi plus de cent fois la distance qui sépare les extrémités de la Terre. Tel est son mouvement permanent, tandis que le serviteur demeure insouciant de lui et des signes qu’il renferme.
Certains ont même dit : lorsque tu articules les deux mots « non » puis « oui », l’intervalle qui sépare ces deux syllabes suffit au soleil pour parcourir, sur sa sphère, la distance de cinq cents années de marche.
Ensuite, Il – exalté soit-Il – a retenu les cieux, malgré leur immensité et celle de ce qu’ils contiennent, et les a fixes sans lien qui les soutienne au-dessus d’eux (3) ni colonnes au-dessous d’eux. C’est Allah « qui a créé les cieux sans piliers visibles pour vous ; Il a implanté sur la terre des montagnes afin qu’elle ne chancelle pas sous vos pas ; Il y a disséminé toutes sortes d’êtres vivants ; et Nous avons fait tomber du ciel une eau grâce à laquelle Nous faisons pousser toute espèce noble en couple. Tel est la création d’Allah. Montrez-moi donc ce qu’ont créé ceux que vous invoquez en dehors de Lui ! Mais les injustes sont dans un égarement manifeste. » (Coran 31, 10-11).
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La contemplation de ces signes et de ceux qui leur ressemblent se décline en deux formes :
- la première consiste à les observer par la vue apparente ; on perçoit, par exemple, l’azur du ciel, ses étoiles et son élévation