En somme, il n’est pas un seul astre sans que le Seigneur – exalté soit-Il – n’ait placé dans sa création de multiples sagesses : d’abord dans sa taille, puis dans sa forme et sa couleur, ensuite dans la position qu’il occupe (1) au sein de la voûte céleste, dans sa proximité ou son éloignement du centre, et dans la distance qui le sépare de l’astre voisin.
Si tu veux en avoir une idée globale, compare-les aux membres de ton propre corps : considère leur variété, la différence entre ceux qui se touchent et la distance entre ceux qui sont éloignés, la diversité de leurs formes et de leurs dimensions, la divergence de leurs utilités et la finalité pour laquelle ils ont été créés. Et quelle proportion cela représente-t-il face à l’immensité des cieux, à leurs astres et à leurs signes !
Les maîtres de l’astronomie s’accordent à dire que le soleil dépasse la Terre d’environ cent soixante fois sa taille, et que, parmi les planètes visibles, la plus petite atteint déjà la dimension de la Terre ; c’est ainsi que l’on détermine leur hauteur et leur éloignement.
Il est rapporté dans le hadith d’Abû Hurayra, consigné par al-Tirmidhî (2) : « Entre la Terre et le premier ciel s’étend une distance équivalant à cinq cents années de marche, et il en va de même entre chaque ciel successif. »