Ces « planètes invisibles » ne sont autres que les astres qui, au moment de leur lever, se dérobent, qui voguent sur leur trajectoire durant leur course, puis qui disparaissent à leur coucher ; Allah a donc juré par elles dans chacune de ces trois situations (1).
Dans Son Livre, jamais Il ne multiplie les serments par l’une de Ses créatures autant qu’Il ne le fait par le ciel, les étoiles, le soleil et la lune. En effet – exalté soit-Il –, s’Il prête serment par une créature, c’est parce qu’elle recèle des signes et des prodiges qui renvoient à Lui (2) ; et plus un phénomène est un signe grandiose et une preuve éclatante de Sa majesté, plus Il multiplie les serments par ce phénomène plutôt que par un autre.
C’est pourquoi Il souligne la solennité de ce serment, comme dans Sa parole : « Non ! Je jure par le lieu du déclin des étoiles (75) – et c’est assurément un serment, si vous saviez, grand »⦗56 : 75-76⦘. L’opinion la plus probante est qu’Il jure ici par la position de ces étoiles qui sont dans le ciel (3), car, sans autre précision, le terme « étoiles » renvoie naturellement à elles.
En outre, jamais – exalté soit-Il – Il n’emploie le mot « étoiles » pour désigner les versets du Coran, pas une seule fois dans l’ensemble du Livre ; il n’y a donc aucune raison de comprendre ce verset en ce sens. Partout, Son habitude est de réserver ce terme aux astres.
On retrouve, par ailleurs, un serment analogue lorsqu’Il dit : « Par l’étoile lorsqu’elle décline »⦗53 : 1⦘.
Telle est, de surcroît, l’opinion de la majorité des exégètes.