Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

leur essence et leurs bienfaits, tu contemplerais un prodige inouï (1) : la faculté d’entendre et de voir, celle d’odorat, de goût et de toucher ; l’amour et la haine, la satisfaction et la colère, et toutes les forces qui relèvent de la perception et de la volonté. Ajoute-y les forces qui président à la nutrition : la puissance qui fait mûrir l’aliment, celle qui le retient, celle qui le pousse vers les membres, puis celle qui l’achève de digérer une fois les organes rassasiés, sans parler d’innombrables autres merveilles, visibles ou cachées, de sa constitution.

Section (2)

Reviens maintenant à la goutte originelle et considère ce qu’elle était d’abord, ce qu’elle est devenue ensuite. Quand bien même les humains et les djinns s’uniraient pour lui créer l’ouïe ou la vue, l’intelligence ou la puissance, la science ou l’âme — fût-ce un seul os parmi les plus petits de son squelette, un vaisseau parmi les plus fins de son réseau, ou même un simple cheveu — ils en seraient incapables ; tout cela n’est que le signe de l’œuvre d’Allah, Lui qui a parachevé toute chose, dans une seule goutte d’eau dédaignée.

Or, si tel est Son ouvrage dans une goutte d’eau, que dire de Son œuvre dans le royaume des cieux : leur hauteur, leur immensité, leur forme circulaire, la grandeur de leur création, la perfection de leur architecture, l’émerveillement suscité par leur soleil, leur lune et leurs étoiles, la mesure de ces dernières, leurs formes et la diversité de leurs levers et couchers ?

Il n’est pas une poussière des cieux qui soit dépourvue de sagesse ; ils sont d’une facture plus parfaite, d’un ouvrage plus achevé et renferment davantage de merveilles que le corps humain. En réalité, tout ce que recèle la terre n’est rien comparé aux prodiges des cieux. Allah — exalté soit-Il — dit : « Êtes-vous donc plus difficiles à créer, ou le ciel ? C’est Lui qui l’a bâti (27), Il en a élevé la voûte… »

(1) Le manuscrit «T» lit : «ra’aytu al-ʿaja’ib» («J’ai vu des merveilles»). (2) Ihyaʾ ʿulum ad-dîn, t. 4, p. 440.
أنفسها ومنافعها، رأيتَ العجبَ العُجاب (١)؛ كقوَّة سمعه وبصره، وشمِّه وذوقه ولمسه، وحبِّه وبغضه، ورضاه وغضبه، وغير ذلك من القُوى المتعلقة بالإدراك والإرادة، وكذلك القُوى المتصرِّفة في غذائه؛ كالقوَّة المُنْضِجة له، وكالقوَّة الماسِكة له، والدَّافعة له إلى الأعضاء، والقوَّة الهاضمة له بعد أخذِ الأعضاء حاجتها منه، إلى غير ذلك من عجائب خِلقته الظَّاهرة والباطنة. فصل (٢) فارجِع الآن إلى النُّطفة، وتأمَّل حالها أوَّلًا وما صارت إليه ثانيًا، وأنه لو اجتمع الإنسُ والجنُّ على أن يخلقوا لها سمعًا أو بصرًا، أو عقلًا أو قدرة، أو علمًا أو روحًا، بل عظمًا واحدًا مِنْ أصغر عظامها، بل عِرقًا من أدقِّ عروقها، بل شعرةً واحدة= لعجزوا عن ذلك، بل ذلك كلُّه آثارُ صُنع الله الذي أتقن كلَّ شيءٍ في قطرةٍ من ماءٍ مَهين. فمَن هذا صُنعُه في قطرة ماء، فكيف صُنعُه في ملكوت السَّموات، وعُلوِّها، وسَعَتِها، واستدارتها، وعِظَم خَلْقِها، وحُسْن بنائها، وعجائب شمسها وقمرها وكواكبها، ومقاديرها، وأشكالها، وتفاوت مشارقها ومغاربها؟! فلا ذرَّة فيها تنفكُّ عن حكمة، بل هي أحكمُ خلقًا، وأتقنُ صنعًا، وأجمعُ للعجائب من بدن الإنسان، بل لا نسبة لجميع ما في الأرض إلى عجائب السَّموات؛ قال الله تعالى: ﴿أَأَنْتُمْ أَشَدُّ خَلْقًا أَمِ السَّمَاءُ بَنَاهَا (٢٧) رَفَعَ سَمْكَهَا
(١) (ت): «رأيت العجائب». (٢) «إحياء علوم الدين» (٤/ ٤٤٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies