leur essence et leurs bienfaits, tu contemplerais un prodige inouï (1) : la faculté d’entendre et de voir, celle d’odorat, de goût et de toucher ; l’amour et la haine, la satisfaction et la colère, et toutes les forces qui relèvent de la perception et de la volonté. Ajoute-y les forces qui président à la nutrition : la puissance qui fait mûrir l’aliment, celle qui le retient, celle qui le pousse vers les membres, puis celle qui l’achève de digérer une fois les organes rassasiés, sans parler d’innombrables autres merveilles, visibles ou cachées, de sa constitution.
Section (2)
Reviens maintenant à la goutte originelle et considère ce qu’elle était d’abord, ce qu’elle est devenue ensuite. Quand bien même les humains et les djinns s’uniraient pour lui créer l’ouïe ou la vue, l’intelligence ou la puissance, la science ou l’âme — fût-ce un seul os parmi les plus petits de son squelette, un vaisseau parmi les plus fins de son réseau, ou même un simple cheveu — ils en seraient incapables ; tout cela n’est que le signe de l’œuvre d’Allah, Lui qui a parachevé toute chose, dans une seule goutte d’eau dédaignée.
Or, si tel est Son ouvrage dans une goutte d’eau, que dire de Son œuvre dans le royaume des cieux : leur hauteur, leur immensité, leur forme circulaire, la grandeur de leur création, la perfection de leur architecture, l’émerveillement suscité par leur soleil, leur lune et leurs étoiles, la mesure de ces dernières, leurs formes et la diversité de leurs levers et couchers ?
Il n’est pas une poussière des cieux qui soit dépourvue de sagesse ; ils sont d’une facture plus parfaite, d’un ouvrage plus achevé et renferment davantage de merveilles que le corps humain. En réalité, tout ce que recèle la terre n’est rien comparé aux prodiges des cieux. Allah — exalté soit-Il — dit : « Êtes-vous donc plus difficiles à créer, ou le ciel ? C’est Lui qui l’a bâti (27), Il en a élevé la voûte… »