vers l’odorat, comme olfaction, et vers chaque sens selon sa nature ; tel est ce qu’il y a de plus subtil dans ce que produit la nourriture. Une part est ensuite acheminée vers le cerveau, proportionnée à sa finesse et à son équilibre ; le reste se répartit vers les organes par ces mêmes conduits, chacun selon ses besoins, tandis qu’une part gagne les os, les cheveux et les ongles afin de les nourrir et de les préserver.
Ainsi, la nourriture pénètre dans l’estomac par divers chemins et canaux, puis en ressort vers les membres par d’autres chemins et canaux : celle-ci y afflue, celle-là en émane — sagesse parfaite et grâce incommensurable.
Or, lorsque l’aliment, après transformation dans l’estomac, se convertit en sang, en bile noire, en bile jaune et en flegme (1), Sa sagesse — exalté soit-Il — a voulu que chaque humeur dispose d’un réceptacle où elle s’écoule et s’accumule, et que seules les parties les plus parfaites soient envoyées vers les organes nobles. Il a donc assigné la vésicule biliaire comme déversoir pour la bile jaune, la rate comme dépôt pour la bile noire, tandis que le foie absorbe ce qu’il y a de plus noble, à savoir le sang ; puis il le distribue à tout le corps par une veine unique qui se ramifie en de nombreux conduits, apportant à chaque poil, nerf, os et vaisseau ce qui assure sa cohésion.
Puis, si tu considères ce qu’il renferme (2) de forces internes et externes, différentes dans