Parmi les merveilles de Sa création figure encore tout ce qu’elle renferme d’organes invisibles : le cœur, le foie, la rate, les poumons, les intestins, la vessie, et tout ce que recèle son intérieur (1) comme mécanismes prodigieux, dotés de forces multiples et aux utilités diverses.
Quant au cœur, il est le roi qui fait œuvre de l’ensemble (2) des instruments du corps et les met à son service. Il est cerné par eux, servi d’eux, trônant au centre ; il est l’organe le plus noble, sur lequel repose la vie. De lui jaillissent l’âme vitale (3) et la chaleur innée ; il est la source de l’intelligence, du savoir, de la mansuétude, du courage, de la générosité, de la patience et de l’endurance, de l’amour et de la volonté, de la satisfaction et de la colère, ainsi que de toutes les qualités de perfection.
Tous les membres, apparents ou cachés, avec leurs facultés, ne sont que des soldats du cœur. L’œil est son éclaireur et son guide : il met à découvert pour lui les réalités visibles ; dès qu’il voit quelque chose, il le lui transmet. Tant le lien est fort entre eux que, quand quelque chose s’établit dans le cœur, cela se trahit dans l’œil : il est son miroir, révélant à l’observateur ce qu’il porte en lui (4). De même, la langue est son interprète, transmettant à l’ouïe ce qu’il contient.
C’est pourquoi Allah, exalté soit-Il, associe souvent ces trois facultés (5) dans Son Livre, comme lorsqu’Il dit : « En vérité, l’ouïe, la vue et le cœur : à propos de tout cela, l’homme sera interrogé » [Al-Isrâ’ 17 : 36] ; ou encore : « Nous leur avons accordé l’ouïe, la vue et des cœurs » [Al-Ahqâf 46 : 26] ; et : « Sourds, muets, aveugles » [Al-Baqarah 2 : 18].