d’un seul os, ce serait un préjudice pour l’homme, au point qu’il faudrait l’extraire (1) ; et s’il en manquait un seul, il s’agirait d’une déficience qu’il conviendrait de réparer.
Le médecin examine ces os et la manière dont ils sont assemblés afin de connaître la voie du traitement qui permettra de les remettre, tandis que le connaissant contemple ces mêmes os pour y reconnaître la grandeur de Celui qui les a façonnés et créés, Sa sagesse, Sa science et Sa bienveillance subtile. Quelle distance entre ces deux regards !
Puis, – exalté soit-Il – Il a relié ces membres et ces parties par des ligaments ; Il les a ainsi solidement attachés, les rendant pareils à des pieux (2) qui les soutiennent et les protègent, si bien que leur nombre atteint cinq cent vingt-neuf ligaments (3). Ceux-ci diffèrent par leur épaisseur ou leur finesse, leur longueur ou leur brièveté, leur rectitude ou leur courbure, selon la diversité de leurs emplacements et de leurs points d’insertion.
Il a destiné vingt-quatre de ces ligaments à l’œil : ce sont eux qui assurent son mouvement, son ouverture, sa fermeture et la vision ; s’il manquait ne fût-ce qu’un seul de ces ligaments, l’œil serait déréglé. De la même façon (4), chaque membre possède des ligaments qui sont pour lui comme des instruments grâce auxquels il se meut, agit et accomplit toutes ses fonctions.
Telle est l’œuvre du Seigneur, le Sage, le décret du Tout-Puissant, l’Omniscient, à partir d’une simple goutte d’eau méprisable. Malheur aux négateurs, et loin soient les ingrats !
Parmi les merveilles de Sa création, Il a placé dans la tête trois réceptacles communiquant les uns avec les autres : un à l’avant, un au centre et un à l’arrière ; Il a déposé dans ces réservoirs, parmi Ses secrets, la mémoire, la réflexion et la faculté de raisonner.