son besoin s’en trouverait alors d’autant plus pressant ; nul autre membre ne saurait le remplacer pour se gratter le corps. Puis Il a guidé (1) la main vers l’endroit qui démange, de sorte qu’elle s’y porte même durant le sommeil ou l’inattention, sans qu’il soit nécessaire de chercher. S’il devait recourir à autrui, celui-ci ne parviendrait à localiser la zone à gratter qu’au terme d’un effort pénible !
Considère ensuite l’extraordinaire sagesse qui a voulu que les os de la partie inférieure du corps soient épais et robustes, puisqu’ils en constituent la base, tandis que ceux de la partie supérieure le sont moins, parce qu’ils sont portés.
Observe encore comment Il a fait du cou le siège de la tête : Il l’a formé de sept anneaux (2) creux et arrondis, qu’Il a superposés et enchâssés les uns dans les autres (3) avec une précision parfaite, au point qu’ils paraissent n’être qu’un seul anneau. Puis Il a fixé le cou au dos et à la poitrine ; Il a composé la colonne, depuis son sommet jusqu’à l’extrémité de l’os sacré, de vingt-quatre anneaux emboîtés qui constituent le point de jonction des côtes et les empêchent de se défaire. Il a enfin relié ces os entre eux : les vertèbres dorsales aux os de la poitrine, les os des épaules à ceux des bras, les bras aux avant-bras, et les avant-bras à la main et aux doigts.
Vois comment Il a revêtu les os larges – tels ceux du dos et du crâne – d’une enveloppe de chair proportionnée ; les os fins, comme ceux des doigts, d’un habillage adéquat ; et les os intermédiaires, tels ceux des avant-bras et des bras, d’un recouvrement à l’avenant. Le corps comprend ainsi trois cent soixante os, dont deux cent quarante-huit articulations, les autres étant de petits os placés entre les jointures. Si ce nombre venait à s’accroître