apparaissent clairement dans la restitution des passages omis et dans les corrections éparpillées sur les marges, marquées du signe (ṣaḥ), dans les indications relatives aux leçons de l’autre exemplaire noté (kh), ainsi que dans les mentions de collation, comme on le voit en marge du feuillet 74/a.
Au début du colophon, le copiste a encore noté en marge : « Collation achevée sur l’original ; le texte s’est avéré correct, hormis ce qui aurait échappé au regard ou ce qu’y aurait ajouté la plume. »
Il apparaît que l’archétype de cette copie a subi, en de nombreux passages, retouches, remaniements et suggestions ; il n’est assurément pas identique à l’original des copies (D, Q, T). Il partage toutefois avec elles les altérations nées de confusions graphiques, tout en comportant encore davantage de corruptions et d’omissions.
Ce témoin s’accorde largement avec la copie najdienne (N), dans l’erreur comme dans l’exactitude ; il est donc très probable qu’ils remontent tous deux à une même source.
Le copiste propose parfois, dans la marge, une lecture alternative qu’il introduit par l’expression « laʿalla » (peut-être) ; il a vu juste dans certains cas et s’est trompé dans la plupart, points que j’ai signalés à l’endroit voulu.
Lorsqu’il n’avait pas encore arrêté définitivement le texte principal, il plaçait au-dessus la lettre (n), puis reproduisait la phrase rectifiée dans la note, précédée du mot « bayān » (explication) ou de la même lettre (n).
Il lui arrive aussi, mais rarement, d’annoter la marge par une citation utile à la discussion, une rectification adressée à l’auteur ou l’indication d’une possible lacune ; j’ai relevé ces cas dans les notes de l’édition.
Enfin, il inscrit les titres de chapitre et les débuts de paragraphe en caractères plus épais, signalés d’un trait supérieur, et ne place qu’exceptionnellement des rubriques marginales pour les questions ou avis importants.