tout comme on le dit :
Celui dont la bouche est amère et malade
trouvera l’amertume jusque dans l’eau la plus limpide. (1)
Puis Allah — exalté soit-Il — a dressé le canal nasal au centre du visage ; Il en a parfait la forme, la disposition et l’emplacement, a percé en lui les deux narines et les a séparées par une cloison. Il y a déposé le sens de l’odorat, grâce auquel se perçoivent les diverses senteurs, qu’elles soient agréables ou fétides, bénéfiques ou nocives, et c’est par elles que l’on aspire l’air, lequel parvient jusqu’au cœur, le rafraîchit et le nourrit.
Il n’a pas introduit à l’intérieur de ce canal les sinuosités et replis qu’Il a créés dans l’oreille, afin qu’il ne retienne pas l’odeur, ne l’affaiblisse pas et n’en interrompe pas le passage ; Il en a plutôt fait un exutoire où descendent les sécrétions du cerveau : elles s’y rassemblent puis s’en écoulent. (2)
Sa sagesse a voulu encore que la partie supérieure du nez fût plus étroite que sa partie inférieure : ainsi, le bas plus large reçoit ces sécrétions et les laisse s’évacuer aisément, et le nez prend sa pleine mesure d’air, lequel s’élève ensuite dans le conduit, peu à peu, jusqu’à atteindre le cœur sans le blesser ni le gêner.
Il a de surcroît séparé les deux narines par une cloison, par sagesse et par miséricorde ; car, ce canal servant à la fois de cache aux déchets qui descendent de la tête et de voie au souffle qui en remonte, Il y a placé une cloison centrale pour qu’il ne se bouche pas (3) sous l’effet de ce qui le traverse et n’empêche l’aspiration de l’air, mais plutôt pour que les sécrétions s’écoulent, le cas échéant, par l’un des deux orifices (4) —