s’apparente à l’insertion d’une pièce mâle dans une pièce femelle, et d’autres dont l’articulation n’est qu’un simple contact. Considère encore comment leurs formes varient selon leurs fonctions : les molaires, outil de broyage, ont été créées larges, tandis que les incisives, instrument de coupe, ont été façonnées fines et affûtées (1).
Et parce que l’être humain doit mouvoir l’ensemble de son corps aussi bien que certains de ses membres pour vaquer à ses besoins, son Créateur n’a pas fait de son squelette un os unique, mais des os multiples, entre lesquels Il a placé des articulations afin de rendre possible le mouvement (2) ; la taille et la forme de chacun d’eux répondent exactement au type de mouvement attendu de lui.
Regarde encore comment Il a solidarisé ces articulations et ces membres, les reliant les uns aux autres par des tendons et des ligaments qu’Il a fait croître à l’une des extrémités de l’os (3), et comment Il a rattaché l’os à l’autre extrémité, à la manière d’une bride ; puis Il a ménagé, à l’un des bouts de l’os, des protubérances saillantes, et, à l’autre, des cavités profondes dont la forme correspond à celle de ces saillies, afin que celles-ci s’y engagent et s’y emboîtent. Ainsi, lorsque le serviteur veut mouvoir une partie de son corps, rien ne l’en empêche, alors que, sans les articulations, cela lui serait impossible.
Contemple enfin la création de la tête et le grand nombre d’os qu’elle renferme — on dit même qu’ils sont cinquante-cinq (4) —, si divers par leurs formes, leurs dimensions et leurs fonctions. Vois encore comment Il l’a fixée au reste du corps et l’a placée au-dessus de lui, telle le cavalier dominant sa monture ;