puis Il transforma cette goutte blanche et lumineuse en un caillot rouge tirant sur le noir ; puis Il la fit devenir une bouchée de chair, différente du caillot par la couleur, la nature et la forme ; ensuite Il en fit des os à nu, sans la moindre enveloppe, distincts du morceau de chair par l’aspect, la configuration, la taille, la texture et la couleur.
Contemple encore comment Il a réparti ces parties (1), d’abord égales et semblables, en nerfs, os, veines, tendons, tissus durs, tissus mous et tout ce qui se situe entre les deux, puis comment Il a soudé le tout par le lien le plus solide, le plus résistant, le plus éloigné de toute désagrégation (2).
Vois ensuite comment Il les a revêtues d’une chair qu’Il a façonnée autour d’eux, en a fait pour eux un contenant, un voile et un gardien, tandis qu’Il les a rendus, eux, porteurs et soutiens de cette chair : la chair tient grâce à eux et eux sont préservés par elle.
Observe encore comment Il lui a donné la plus parfaite des formes : Il lui a ouvert l’ouïe, la vue, la bouche, le nez et les autres orifices ; Il a allongé et déployé les mains et les pieds, terminé leurs extrémités par des doigts, puis subdivisé les doigts en phalanges ; Il a en outre constitué les organes internes – cœur, estomac, foie, rate, poumons, utérus, vessie et intestins –, chacun d’eux avec sa mesure propre et l’utilité qui lui est assignée.
Considère enfin la sagesse suprême qui préside à l’ossature, soutien et pilier du corps : vois comment son Seigneur et Créateur l’a proportionnée en tailles et en formes diverses – petites et grandes, longues et courtes, courbées et rondes, fines et larges, pleines et creuses – et comment Il a emboîté certains os dans d’autres ; parmi eux, il en est dont la constitution