ni « le caillot », « l’embryon mâché » ou « la poussière » ; ni pour que nous nous contentions d’en parler (1), ni pour nous en informer superficiellement (2), mais pour une tout autre finalité, laquelle (3) constitue la véritable visée du discours, et c’est vers elle que se dirige tout cet exposé (4).
Regarde donc à présent la goutte de sperme avec l’œil du discernement : c’est une simple goutte d’eau vile, faible et repoussante ; qu’une heure seulement s’écoule, elle se corrompra et dégagera une odeur fétide. Vois comment le Seigneur des seigneurs, l’Omniscient, le Tout-Puissant, l’extrait d’entre la colonne vertébrale et les côtes, docile à Sa puissance, soumise à Sa volonté ; Il l’achemine, sans la moindre résistance, à travers des conduits étroits et des passages tortueux, jusqu’à ce qu’Il la fasse parvenir à son lieu de dépôt et de réunion.
Contemple encore comment Il a réuni le mâle et la femelle, instillé l’affection entre eux, puis, par la chaîne du désir et de l’amour, les a conduits à l’acte d’union (5) d’où procèdent la conception et la formation de l’enfant.
Et songe à la manière dont Il a décrété la rencontre de ces deux fluides, alors que chacun est éloigné de l’autre ; comment Il les a tirés des profondeurs des veines (6) et des organes, puis les a rassemblés dans un même endroit, établi pour eux comme une demeure solide : l’air n’y pénètre pas pour les corrompre, le froid ne les saisit pas pour les figer, nul incident ne les atteint, aucune atteinte ne s’y exerce.