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- et méditer le sens des signes mêmes sur lesquels Il a convié Ses serviteurs à réfléchir.
Le premier type relève donc de la preuve coranique, tandis que le second concerne la preuve tangible ; le premier s’attache à Ses versets que l’on entend, le second à Ses versets que l’on observe.
Aussi Allah a-t-Il fait descendre le Coran pour qu’on le médite, qu’on y réfléchisse et qu’on l’applique, non pour qu’on se contente de le psalmodier tout en s’en détournant.
Al-Ḥasan al-Baṣrî a dit : « Le Coran a été révélé pour être mis en pratique, mais les gens ont fait de sa seule récitation toute leur œuvre ! » (1).
(1) Telbis Iblis, p. 137 ; Tafsir as-Samʿani, vol. 4, p. 119. Le même propos est rapporté par al-Khatib al-Baghdadi, Iqtidaʾ al-ʿilm al-ʿamal, p. 116, d’après al-Fudayl. On le retrouve également chez Makki, al-Qut, vol. 1, p. 122, et chez al-Ghazali, Ihyaʾ ʿulum ad-din, vol. 1, pp. 64 et 275, d’après Ibn Masʿud.
* وتفكُّرٌ في معاني ما دعا عبادَه إلى التفكُّر فيه.
فالأول: تفكُّرٌ في الدليل القرآني، والثاني: تفكُّرٌ في الدليل العِياني. الأول: تفكُّرٌ في آياته المسموعة، والثاني: تفكُّرٌ في آياته المشهودة.
ولهذا أنزل اللهُ القرآن ليُتَدَبَّر ويُتَفكَّرَ فيه ويُعْمَلَ به، لا لمجرَّد تلاوته مع الإعراض عنه.
قال الحسنُ البصري: «أُنزِل القرآنُ ليُعْمَلَ به، فاتَّخَذوا تلاوتَه عملًا»! (١).
(١) «تلبيس إبليس» (١٣٧)، و «تفسير السمعاني» (٤/ ١١٩). وأخرجه الخطيب في «اقتضاء العلم العمل» (١١٦) عن الفضيل. وأورده مكي في «القوت» (١/ ١٢٢)، والغزالي في «الإحياء» (١/ ٦٤، ٢٧٥) عن ابن مسعود.