Et le Très-Haut a diversifié les signes dans cette sourate (1) :
• Il a fait de la création des cieux et de la terre, ainsi que de la diversité des langues et des couleurs des peuples, des signes pour l’ensemble des créatures, parce que tous en ont connaissance et que leur portée démonstrative est évidente et manifeste.
• Il a fait de la création des épouses auprès desquelles les hommes trouvent quiétude, et de l’affection et de la miséricorde qu’Il a instaurées entre eux, des signes pour des gens qui réfléchissent ; en effet, le repos qu’un homme éprouve auprès de son épouse et ce qui naît entre eux d’amour, de sollicitude et de compassion est une réalité intérieure saisissable par l’œil de la réflexion et de la clairvoyance. Lorsque l’on contemple, avec cet œil-là, la sagesse, la miséricorde et la puissance dont procède ce phénomène, la réflexion conduit à reconnaître qu’Il est la Divinité véritable, parfaitement manifeste, que les natures primordiales (al-fitra) proclament comme leur Seigneur, leur Dieu, empreint de sagesse et de miséricorde.
• Il a fait du sommeil, de nuit comme de jour, de l’activité (2) liée à la subsistance et de la recherche de Sa grâce des signes pour des gens qui entendent ; il s’agit de l’ouïe qui comprend, médite ces signes et les relie (3) à la réalité dont ils sont l’indice, à savoir ce dont les messagers ont informé : la vie des serviteurs après leur mort et leur résurrection de leurs tombes, tout comme Il les a déjà fait revivre après une première mort et les a établis pour gérer leur gagne-pain. Ce signe ne profite donc qu’à celui qui prête l’oreille à ce qu’ont apporté les messagers, l’écoute avec attention et s’en sert comme preuve.
• Il a fait du spectacle de l’éclair (4), de la descente de l’eau du ciel et de la revivification de la terre grâce à elle des signes pour des gens doués d’intelligence ; ces phénomènes sont bel et bien vus par les yeux et perçus par les sens, mais lorsque l’on les observe avec l’œil du cœur — c’est-à-dire avec l’intellect — ils guident à la reconnaissance de l’existence du Seigneur, exalté soit-Il, et de Sa toute-puissance.