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elle a donc également deux domaines et deux demeures : l’une est la demeure d’ici-bas, l’autre la demeure du séjour définitif.
- Les enfants de ce monde, qui n’auront aucune part dans l’au-delà, ont bâti les maisons de leurs pensées sur ces quatre catégories pour ce bas-monde ; leurs réflexions y ont produit ce qu’elles ont pu produire. Mais lorsque les réalités se dévoileront, que la vie d’ici-bas s’abolira et que l’au-delà s’établira, on reconnaîtra alors le gagnant du dupé, et les fauteurs d’illusions seront là-bas perdants.
- Quant aux enfants de l’au-delà, créés pour elle, ils ont construit les maisons de leurs pensées sur ces mêmes quatre catégories, mais tournées vers l’au-delà.
Nous allons préciser cela, avec l’aide et la grâce d’Allah. Disons ceci : tout chercheur d’une chose l’aime, préfère s’en rapprocher, chemine sur la voie qui permet de l’acquérir et déploie ses efforts pour l’atteindre. Il s’ensuit que ses pensées se lient à la beauté, à la perfection et aux attributs (1) de ce bien-aimé qui justifient qu’on l’aime, ainsi qu’à tout ce qu’il obtient de bien, de joie et d’allégresse par son intermédiaire.
Sa réflexion, lorsqu’il considère son bien-aimé, gravite entre la beauté et la perfection globale (2), la grâce et la bienfaisance. Et plus son amour se renforce, plus cette pensée croît, se fortifie et se multiplie, jusqu’à envahir tout son cœur, ne lui laissant plus la moindre place pour autre chose ; il circule parmi les gens par son enveloppe extérieure tandis que tout son cœur se tient dans la présence de son bien-aimé.
Or, si ce bien-aimé est l’Unique qui mérite réellement d’être aimé, à tel point que nul autre ne peut l’être qu’en raison de l’amour qu’on Lui porte, alors il est le plus heureux des amants : il a placé son amour à sa juste place, et son âme s’est disposée à la perfection pour laquelle elle a été créée, perfection qu’elle ne peut atteindre sans Lui.
(1) Variante T : « … ainsi que la perfection de Ses attributs. »
(2) Voir : Ibn al-Qayyim, Madarij al-salikin, t. 3, p. 288 ; Ibn Juzay, al-Qawanin al-fiqhiyya, p. 285.
أيضًا محلَّان ومنزلان: أحدهما: هذه الدار، والآخر: دار القرار.
* فأبناءُ الدنيا الذين ليس لهم في الآخرة مِنْ خَلاقٍ عمَّروا بيوتَ أفكارهم بتلك الأقسام الأربعة في هذه الدار، فأثمرت لهم أفكارُهم فيها ما أثمرت، ولكن إذا حَقَّت الحقائق، وبطلت الدنيا، وقامت الآخرة؛ تبيَّن الرابحُ من المَغْبون، وخسر هنالك المبطلون.
* وأبناءُ الآخرة الذين خُلِقوا لها عمَّروا بيوتَ أفكارهم على تلك الأقسام الأربعة فيها.
ونحن نفصِّلُ ذلك بعون الله وفضله، فنقول: كلُّ طالبٍ لشيءٍ فهو محبٌّ له، مُؤثِرٌ لقُربه، ساعٍ في طريق تحصيله، متوصِّلٌ إليه بجهده، وهذا يوجبُ له تعلُّقَ أفكاره بجمال محبوبه وكماله وصفاته (١) التي يُحَبُّ لأجلها، وتعلُّقها بما ينالُه به من الخير والفرحة والسرور.
ففكرُه في حال محبوبه دائرٌ بين الجمال والإجمال (٢)، والحُسْن والإحسان، فكلَّما قويت محبَّتُه له ازدادَ هذا الفكرُ وقَوِيَ وتضاعف، حتى يستغرقَ أجزاءَ القلب فلا يبقى فيه فضلٌ لغيره، بل يصيرُ بين الناس بقالبه، وقلبُه كلُّه في حضرة محبوبه.
فإن كان هذا المحبوبُ هو المحبوبَ الحقَّ الذي لا تنبغي المحبةُ إلا له، ولا يُحَبُّ غيرُه إلا تبعًا لمحبَّته، فهو أسعدُ المحبِّين به، وقد وضعَ الحبَّ موضعَه، وتهيَّأت نفسُه لكمالها الذي خُلِقَت له الذي لا كمال لها بدونه
(١) (ت): «وكمال صفاته».
(٢) انظر: «المدارج» (٣/ ٢٨٨)، و «القوانين الفقهية» لابن جزي (٢٨٥).