qu’elle a été collationnée, même si cela n’est pas explicitement mentionné.
Parmi les endroits corrigés : (ق 4/ أ, 6/ ب, 21/ ب, 28/ أ, 33/ أ, 34/ أ, 42/ ب, …).
Parmi les ajouts et rattrapages d’omissions : (ق 6/ أ, 12/ أ, 19/ أ, 45/ ب, 49/ ب, …).
Le copiste a pour habitude de biffer d’un seul trait ce qu’il estime erroné, de sorte que les passages rayés demeurent parfaitement visibles. Il note parfois, dans la marge, une autre lecture possible en écrivant : « peut-être ainsi », comme en (ق 74/ أ, 174/ ب, 177/ ب) ; indication qu’il tire sans doute de l’original qu’il transcrivait.
Il lui arrive aussi de vocaliser certains mots à l’aveugle. Ainsi, en (ق 6/ أ) : « et c’est qu’il y a amara (il a ordonné) en cela une désobéissance à son Seigneur ». Cette vocalisation est fautive ; il fallait lire umira (il en a reçu l’ordre), forme passive puisqu’aucun agent n’est mentionné. De même, en (ق 16/ أ) : « ils se trouvaient dans les montagnes de al-masarrāh élevées… » ; non content d’ajouter un mīm parasite, il a encore redoublé le rāʾ ! Le terme exact est al-Sharāt.
Il écrit en outre certains mots selon l’usage des anciens (ainsi safin pour Sufyān).
Comme nombre de scribes, il insère le mot shiʿr (poème) avant chaque citation versifiée de l’auteur.
Il distingue chapitres, rubriques et autres subdivisions par une graphie plus large, parfois surmontée d’un trait ; le plus souvent, il les trace à l’encre rouge, d’où leur manque de netteté sur certains clichés.
Deux feuillets volants, étrangers à l’ouvrage, ont été intercalés dans le volume, emportant avec eux une partie du texte.