es-tu parvenu ? » — « Au pont » (1).
Bishr (2) déclara : « Si les gens méditaient sur la grandeur d’Allah, ils ne Lui désobéiraient pas » (3).
Ibn ʿAbbâs dit : « Deux rakʿas accomplies posément dans la réflexion valent mieux qu’une nuit entière de prière sans cœur » (4).
Abû Sulaymân (5) affirma : « La réflexion centrée sur ce bas monde est un voile qui cache l’Au-delà et un châtiment pour les proches d’Allah ; méditer sur l’Au-delà engendre la sagesse et ranime les cœurs » (6).
Ibn ʿAbbâs ajouta : « La méditation sur le bien pousse à le mettre en pratique » (7).
Al-Ḥasan déclara : « Les gens de science (8) n’ont cessé de soutenir le rappel (dhikr) par la réflexion et la réflexion par le rappel, interpellant ainsi les cœurs, jusqu’à ce qu’ils se mettent (9) à proclamer la sagesse » (10).
(1) Al-Zabidi, dans son commentaire (t. 13, p. 312), attribue ces propos à la « Hilyat al-awliya », mais je n’y ai pas retrouvé le passage.
(2) Bishr b. al-Harith al-Hafi (m. 227 H), imam dévot et ascète. Voir : al-Siyar (t. 10, p. 469).
(3) Rapporté par Abu Nuʿaym, Hilyat al-awliya, t. 8, p. 337.
(4) Rapporté par Ibn al-Mubarak, al-Zuhd, nos 288 et 1147 ; par Muhammad b. Nasr, Qiyam al-layl, p. 149 (abrégé) ; et par Abu Shaykh, al-ʿAzama, no 44.
(5) Al-Darani, imam ascète (m. 215 H). Voir : al-Siyar, t. 10, p. 182.
(6) Rapporté par Abu Nuʿaym, Hilyat al-awliya, t. 9, p. 278.
(7) Attribué, dans le Sharh de l’Ihya (t. 13, p. 313), à al-Tafakkur d’Ibn Abi Dunya. Cf. aussi : al-Basaʾir wa al-dhakhaʾir, t. 1, p. 221.
(8) Lecture de l’Ihya : « ahl al-ʿaql » (les gens doués de raison).
(9) Lecture de l’Ihya : « ḥattā istanṭaqū qulūbahum fa-naṭaqat » (« jusqu’à ce qu’ils fassent parler leurs cœurs et qu’ils parlèrent »).
(10) Rapporté par Abu Nuʿaym, Hilyat al-awliya, t. 10, p. 19 ; et par Ibn Abi Dunya, al-Tafakkur (cité dans le Sharh de l’Ihya, t. 13, p. 313) ; variante proche dans al-Mujalasa, no 2672.