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Quant à l’homme qu’Allah a doté de biens sans lui accorder la science, il se démène à l’aveugle dans ses richesses ; il ne craint pas son Seigneur à leur sujet, n’en entretient pas les liens de parenté et ne reconnaît pour Allah aucun droit sur elles ; celui-là occupe, auprès d’Allah, la pire des positions.
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Et l’homme qu’Allah n’a pourvu ni de biens ni de science dit : « Si je possédais des richesses, j’agirais comme untel. » Par sa seule intention, il encourt la même faute qu’eux. » (1)
Hadith authentique, déclaré tel par at-Tirmidhî, al-Hâkim et d’autres.
Le Prophète ﷺ a donc réparti les gens de ce bas-monde en quatre catégories :
– La meilleure est celle de celui qui a reçu la science et la richesse ; grâce à son savoir et à son argent, il est bienfaisant envers les autres et envers lui-même.
– Vient ensuite celui qui a reçu la science mais non la richesse ; bien que leurs rétributions soient identiques, cela ne vaut qu’en vertu de l’intention. Sans celle-ci, celui qui dépense et fait l’aumône le surpasse du degré supplémentaire que représentent sa dépense et sa charité. Le savant dépourvu de biens n’égale le premier qu’au moyen d’une intention ferme, accompagnée de la possibilité correspondante, autrement dit par une parole sans acte.
– Troisièmement : celui à qui l’on a accordé la richesse sans qu’il la dirige vers les voies du bien (2), et qui n’a pas reçu la science ; voilà, auprès d’Allah, le pire des hommes, car sa fortune le mène à sa perte. S’en trouver dépourvu lui eût été plus profitable : on lui a donné de quoi se munir pour le paradis, il en a fait des provisions pour l’enfer.
– Quatrièmement : celui qui n’a reçu ni richesse ni science et qui nourrit l’intention que, s’il possédait des biens, il agir