comme le Seigneur — exalté soit-Il — par Ses noms, Ses attributs, Ses actes et Ses jugements, et qu’Il soit adoré conformément à ce qu’ils impliquent et requièrent ; de même que Son adoration est recherchée et voulue pour elle-même, de même la science qui conduit à Sa connaissance l’est également.
De plus, la science compte, comme il a déjà été établi, parmi les formes d’adoration les plus nobles ; elle contient à la fois la finalité et le moyen.
Lorsque vous affirmez : « L’action est la fin », voulez-vous parler de l’action qui englobe les œuvres du cœur et celles des membres, ou seulement de l’action propre aux membres ?
Si c’est le premier sens qui est visé, l’assertion est juste et prouve que la science est une fin recherchée, puisqu’elle relève des œuvres du cœur, comme nous l’avons indiqué.
Mais si l’on entend par là la seule activité des membres, l’affirmation n’est pas correcte ; en vérité, les actes du cœur sont voulus et recherchés pour eux-mêmes, tandis que les actes des membres ne sont qu’un moyen ordonné à autre chose. C’est en effet le cœur qui, en premier lieu, est l’objet de la récompense et du châtiment, de l’éloge et du blâme ; les membres ne viennent qu’en second. De même, le but premier des œuvres est la réforme du cœur, sa droiture et sa servitude envers son Seigneur et Souverain ; les actes des membres ont donc été subordonnés à cette finalité et voulus pour elle — même si bon nombre (1) d’entre eux sont également recherchés (2) en raison des avantages qui en découlent, au premier rang desquels se trouvent la droiture, la purification, la pureté et la rectitude du cœur.
Il apparaît ainsi que les œuvres, comme la science, se divisent en fins et en moyens.
Par ailleurs, la science qui n’est qu’un moyen menant à la pratique, lorsqu’elle est dépourvue de celle-ci, ne procure aucun bénéfice à son détenteur ; l’action lui est alors supérieure.