Il dit également : « Rapporter le hadith et le diffuser parmi les gens vaut mieux que l’adoration de mille dévots. » (1)
Puisque la quête du savoir, sa recherche, sa consignation par écrit et l’examen critique qu’on lui applique relèvent tout à la fois du cœur et des membres, elles comptent parmi les œuvres les plus méritoires. Au sein des actes extérieurs, la place qu’occupe l’étude de la science est comparable à celle qu’occupent, parmi les œuvres intérieures du cœur, la sincérité, la confiance (tawakkul), l’amour, le retour repentant (inâba), la crainte révérencielle, l’agrément et autres actes similaires.
Si l’on objecte : « La science n’est qu’un moyen menant à la pratique, laquelle est la finalité ; or la fin l’emporte sur le moyen. Comment, dès lors, le moyen pourrait-il être préféré à sa fin ? », nous répondrons : la science comme la pratique se divisent toutes deux en deux catégories : l’une sert de moyen, l’autre constitue une fin.
Ainsi, la science n’est pas dans sa totalité un simple moyen ordonné à autre chose ; la connaissance d’Allah, de Ses noms et de Ses attributs est, sans conteste, la plus noble des sciences : elle est recherchée pour elle-même, voulue pour sa propre valeur.
Allah — exalté soit-Il — a dit : « Allah est Celui qui a créé sept cieux, et de la terre leur équivalent ; Son ordre descend entre eux afin que vous sachiez qu’Allah est capable de toute chose et qu’Allah embrasse toute chose de Sa science. » [At-Talâq, 12] — Il informe ainsi qu’Il a créé les cieux et la terre et fait descendre Son ordre entre eux pour que Ses serviteurs sachent qu’Il est Omniscient et Tout-Puissant ; cette connaissance est donc la finalité même pour laquelle la création a été voulue.
Il dit encore : « Sache donc qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah. » [Muḥammad, 19] — la connaissance de Son unicité et du fait qu’il n’existe pas d’autre dieu que Lui est recherchée pour elle-même, même si elle ne saurait suffire seule : elle doit être accompagnée de Son adoration exclusive, sans associé. Ces deux choses sont donc poursuivies pour elles-mêmes : qu’Il soit connu