Ibn ʿAbd al-Barr rapporte également (1), dans une chaîne attribuée au Prophète, que Muʿâdh a dit : « Sortir dès l’aube pour apprendre un seul chapitre de la science vaut mieux pour toi que de prier cent unités de prière. » — Toutefois, son attribution au Prophète n’est pas solidement établie.
Ibn Wahb raconta : « J’étais auprès de Mâlik ibn Anas lorsque l’heure de la prière de midi ou d’après-midi survint, et je lui lisais un texte tout en étudiant la science devant lui. Je rassemblai alors mes livres pour me lever et prier. Mâlik me dit : “Qu’est-ce donc ?” Je répondis : “Je vais accomplir la prière.” Il reprit : “C’est étonnant ! Ce pour quoi tu te lèves est inférieur à ce dans quoi tu te trouvais, pour peu que l’intention soit droite.” » (2)
Al-Rabîʿ rapporte avoir entendu Ach-Shâfiʿî déclarer : « La recherche du savoir est préférable à la prière surérogatoire. » (3)
Sufyân al-Thawrî affirma : « Il n’est pas d’œuvre meilleure que la quête du savoir, à condition que l’intention en soit pure. »
Un homme demanda à al-Muʿâfâ ibn ʿImrân (4) : « Que préfères-tu : que je passe toute la nuit en prière ou que je mette par écrit un hadith ? » Il répondit : « Un hadith que tu écris m’est plus cher que ton oraison du début à la fin de la nuit. » (5)