de la punition, comme on l’a dit :
« Si l’être cher en vient à commettre une seule faute, ses mérites surviennent par milliers pour intercéder en sa faveur » (1).
Un autre a déclaré (2) :
« Quand l’acte qui afflige n’est qu’un, ses actes qui réjouissent sont en grand nombre. »
Allah – exalté soit-Il – fera, au Jour de la Résurrection, la balance entre les bonnes œuvres du serviteur et ses mauvaises ; la partie qui l’emportera sera décisive. Ainsi usera-t-Il envers les gens (3) riches en bonnes actions – ceux qui ont préféré ce qu’Il aime et agrée, même si, parfois, les élans de leur nature l’ont emporté sur eux – d’une indulgence et d’un pardon qu’Il n’accordera pas aux autres.
De plus, lorsqu’un savant trébuche, il sait revenir promptement sur la bonne voie (4), réparer ce qui a dépassé la mesure et panser la blessure ; il est semblable au médecin chevronné, familier de la maladie, de ses causes et de son remède : sous sa main, le mal se dissipe plus vite que sous celle de l’ignorant.
S’y ajoute encore la connaissance qu’il détient de l’ordre d’Allah, la certitude qu’il a en Sa promesse et en Sa menace, ainsi que la crainte révérencielle qu’il éprouve