De ce même ordre relève la parole du Prophète ﷺ adressée à ʿUmar : « Et qu’en sais-tu ? Il se peut qu’Allah ait posé Son regard sur les combattants de Badr et leur ait dit : “Faites ce que vous voudrez, Je vous ai déjà pardonné.” » (1).
C’est précisément cette considération qui le retint ﷺ de mettre à mort celui qui avait espionné contre lui et contre les musulmans, se rendant ainsi coupable d’un aussi grave forfait (2). Le Prophète ﷺ signala qu’il avait combattu à Badr, ce qui montre que le motif de la sanction existait bien, mais que l’effet attendu (3) en fut empêché par le haut fait qu’il avait accompli lors de cette bataille illustre. Ainsi, cette lourde faute fut pardonnée au regard de l’abondance de ses mérites (4).
Plus tard, lorsque le Prophète ﷺ encouragea l’aumône et qu’ʿUthmân ﵁ fit une contribution considérable, il déclara : « Rien ne nuira plus à ʿUthmân après ce qu’il vient d’accomplir. » (5)
Et à propos de Ṭalḥa, qui s’était courbé pour que le Prophète ﷺ puisse prendre appui sur son dos et atteindre le rocher, il dit : « Ṭalḥa est assuré [du Paradis]. » (6)