est le double de celle infligée à l’esclave pour l’adultère, la calomnie ou la consommation de vin, du fait de la plénitude du bienfait accordé à l’homme libre.
Parmi les preuves qui appuient cette règle, il y a le hadith bien connu, authentifié par Abû Nuʿaym et d’autres, où le Prophète ﷺ a dit : « Les gens qui subiront le châtiment le plus dur au Jour de la Résurrection sont le savant à qui Allah n’a pas fait profiter son savoir. » (1)
L’un des Anciens a déclaré : « Il est pardonné soixante-dix péchés à l’ignorant avant qu’un seul ne soit pardonné au savant. » (2)
Un autre a ajouté : « Allah épargne aux ignorants ce qu’Il n’épargne pas aux savants. » (3)
Réponse : ce que vous venez d’énoncer est, certes, incontestable. Toutefois, il ressort également des principes de la Sharîʿa et de la sagesse que celui dont les bonnes actions sont abondantes et considérables, et qui exerce dans l’islam une influence manifeste, bénéficie d’une tolérance qui n’est pas accordée aux autres et d’une indulgence dont ils ne jouissent pas. En effet, la désobéissance est une souillure ; or, lorsque l’eau atteint les deux qullatayn, elle n’est plus entachée par l’impureté, alors qu’une faible quantité d’eau se trouve souillée par la moindre impureté qui y tombe. (4)