inscrit en tant que tel ; mais, puisqu’il est né de leurs actes, une œuvre méritoire leur est néanmoins portée au compte.
Quant à la seconde catégorie, c’est-à-dire les actes mêmes qui relèvent de leur capacité – comme la dépense et la traversée de la vallée –, il s’agit là d’œuvres vertueuses ; celles-ci (1) leur sont inscrites pour elles-mêmes, puisqu’elles dépendent de leur volonté et de leur pouvoir.
Ainsi, la récompense se rattache à la fois aux causes maîtrisées par l’homme et aux effets qu’elles engendrent. Et c’est Allah qui accorde la réussite.
Cent cinquantième point : Ibn ʿAbd al-Barr (2) rapporte d’après ʿAbd Allāh ibn Dāwūd (3) qu’il a dit : « Le Jour de la Résurrection, Allah – exalté soit-Il – mettra les savants à l’écart du règlement de comptes et dira : “Entrez au Paradis pour ce que vous avez été, car Je n’ai placé Ma science en vous que pour le bien que Je voulais vous accorder.” »
Ibn ʿAbd al-Barr ajoute : d’autres transmetteurs ont enrichi ce récit par les paroles suivantes : « Allah retiendra les savants, le Jour de la Résurrection, dans un même groupe jusqu’à ce qu’Il ait jugé entre les gens, que les gens du Paradis soient entrés au Paradis et les gens du Feu en Enfer. Il appellera alors les savants et dira : “Ô assemblée des savants, Je n’ai pas déposé Ma sagesse en vous pour ensuite vouloir vous châtier. Je sais que vous mêlez aux péchés ce que les autres mêlent eux aussi ; Je les ai donc voilés pour vous et Je vous les ai pardonnés. Si l’on M’a adoré, c’est grâce à vos avis juridiques et à l’enseignement que vous avez prodigué à Mes serviteurs. Entrez donc au Paradis sans rendre de comptes.” Puis Il dira : “Nul ne peut donner ce qu’Allah retient, et nul ne peut retenir ce qu’Allah donne.” »
Il dit encore : un récit de sens analogue a également été rapporté, avec une chaîne ininterrompue, remontant au Prophète (4).