parce qu’il en est la cause ; or, lorsque le serviteur accomplit la cause à laquelle un ordre ou une interdiction est attaché, l’effet qui en découle lui est alors compté (1), même si celui-ci échappe à son effort propre et à son acquisition. Puisqu’il a été la cause de l’existence de cet enfant vertueux, de l’aumône continue et du savoir utile, la récompense et le salaire qui en résultent lui reviennent en raison de son intervention ; en définitive, le serviteur n’est rétribué que pour ce qu’il a directement accompli ou pour ce qui en est né (2).
Allah – exalté soit-Il – a rappelé ces deux principes dans Son Livre, dans la sourate Le Repentir ; Il dit :
« Tout cela, parce qu’il ne leur survient ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d’Allah ; parce qu’ils ne foulent aucun endroit qui irrite les mécréants et n’infligent aucune atteinte à un ennemi sans qu’il ne leur soit inscrit, pour cela, une œuvre vertueuse. Allah, certes, ne laisse pas perdre la récompense des bienfaisants. »
Toutes ces choses sont des effets engendrés par leurs actes, mais elles ne relèvent pas directement de leur pouvoir ; ce qui est à leur portée, ce sont seulement les causes qu’ils ont mises en œuvre.
Puis Il dit :
« Ils ne dépensent ni petite ni grande dépense et ne traversent aucune vallée sans qu’il ne leur soit inscrit, afin qu’Allah les récompense du meilleur de ce qu’ils faisaient. »
La dépense et la traversée de la vallée sont donc, pour leur part, des actes relevant de leur capacité.
S’agissant de la première catégorie, Il dit : « Il leur est inscrit, pour cela, une œuvre vertueuse » ; car l’effet engendré résulte de deux éléments : leurs actes et autre chose. Leurs actes n’en sont donc pas la cause indépendante, mais seulement une partie de la cause globale ; il leur est donc compté, de tout cela, la part correspondant à leurs propres actes.
De plus, la soif, la fatigue et la colère ressentie par l’ennemi ne sont pas de leurs actes ; il ne leur est donc pas