Cela montre donc que le fait, pour un homme, d’enseigner le bien constitue la bénédiction (baraka) qu’Allah a placée en lui (1) ; en effet, la bénédiction consiste à obtenir le bien, puis à le voir croître et se perpétuer. Or, dans le fond, cela ne se réalise que par la science héritée des prophètes et par sa transmission.
C’est pourquoi le Très-Haut qualifie Son Livre de « béni ». Il dit : « Et ceci est un Rappel béni que Nous avons révélé » (Al-Anbiyāʾ 50) et : « Un Livre que Nous avons fait descendre vers toi, béni » (Sād 29). Il a aussi décrit Son Messager comme « béni », selon la parole du Messie : « Il m’a fait une bénédiction, où que je sois » (Maryam 31). La bénédiction de Son Livre et de Son Messager est donc la cause de la science, de la guidée et de l’appel vers Allah que l’on obtient par leur intermédiaire (2).
Aspect cent quarante-neuf : D’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, son action s’interrompt, sauf dans trois cas : une aumône continue, un savoir dont on tire profit, ou un enfant vertueux qui invoque pour lui. » Rapporté par Muslim dans son Ṣaḥîḥ (3).
Ce hadith est l’une des plus fortes preuves de la noblesse de la science, de son mérite et de l’immensité de ses fruits : sa récompense parvient en effet à l’homme après sa mort tant qu’on en profite, si bien qu’il est comme vivant et que son action ne cesse pas. S’y ajoute pour lui la vie du souvenir et des éloges ; le fait que sa récompense continue de lui parvenir alors que les autres voient la leur interrompue constitue pour lui une seconde vie.
Le Prophète ﷺ a ainsi réservé ces trois catégories parce que la récompense qui en découle parvient au défunt.