Troisièmement : Sa parole : « ḥanīfan », c’est-à-dire totalement tourné vers Allah. Le ḥanīf est celui qui s’avance résolument vers Allah. Par conséquent, ce terme implique nécessairement qu’il se détourne de tout autre que Lui ; cette inclinaison fait partie intégrante de l’idée de ḥanaf, sans pour autant en être l’acception première dans la langue (1).
Quatrièmement : Sa parole : « shākiran li-anʿumih » – « reconnaissant pour Ses bienfaits ». La gratitude pour les bienfaits repose sur trois piliers :
• reconnaître le bienfait ;
• l’attribuer au Bienfaiteur qui l’a accordé ;
• l’utiliser d’une manière qui Lui agrée et s’en servir conformément à ce qu’Il aime.
Ainsi, le serviteur ne saurait être véritablement reconnaissant qu’en accomplissant ces trois exigences (2).
Le propos est donc qu’Il a loué Son Ami intime par quatre qualités qui, toutes, se ramènent à la science, à la mise en pratique de ce qu’elle requiert, puis à son enseignement et à sa diffusion ; toute perfection se ramène donc à la connaissance, à l’action qu’elle implique et à l’appel des créatures à y adhérer.
Aspect cent quarante-huit : Sa parole – qu’Il soit exalté – rapportant les propos du Messie : « Je suis, moi, le serviteur d’Allah ; Il m’a donné l’Écriture et a fait de moi un Prophète (30), et Il m’a fait une bénédiction, où que je sois » (Maryam 30-31).
Sufyân b. ʿUyaynah a commenté : « “Et Il m’a fait une bénédiction, où que je sois”, c’est-à-dire : un enseignant du bien » (3).