De même, la part de science accordée au Messie — la connaissance du Livre, de la sagesse, de la Torah et de l’Évangile — fut la cause par laquelle Dieu l’éleva vers Lui, le préféra et l’honora.
Il en alla de même pour le maître des fils d’Adam, — que la bénédiction et la paix soient sur lui —, à qui Dieu rappela, par la science (1), Ses bienfaits à son égard (2). Il dit : « Allah a fait descendre sur toi le Livre et la sagesse ; Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas, et la grâce d’Allah envers toi est immense. » (Coran 4, 113).
Le cent quarante-septième aspect : Dieu — qu’Il soit exalté — a fait l’éloge d’Abraham, Son ami intime, en ces termes : « Abraham était, à lui seul, une communauté, entièrement soumis à Allah, exclusivement dévoué à Lui ; il n’était pas du nombre des idolâtres. Reconnaissant envers Ses bienfaits, Il l’avait choisi. » (Coran 16, 120-121).
Ces versets renferment donc quatre formes de louange.
La première est qu’Il l’a qualifié d’« umma ». L’« umma » est le modèle que l’on suit ; Ibn Masʿūd a dit : « L’“umma” est celui qui enseigne le bien » (3). Le terme dérive de la racine qui exprime l’imitation, à l’instar de « qudwa » (exemple) : c’est celui qu’on prend pour guide.
La différence entre « umma » et « imâm » se décline en deux points :
- L’« imâm » est tout ce qui sert de référence, qu’il en ait ou non l’intention ou la conscience ; de là vient que la route est appelée « imâm », selon la parole du Très-Haut : « Les compagnons du Fourré étaient assurément des injustes » (Coran 15, 78).